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Empire

par Bernard Tornare 7 Mars 2026, 17:02

Empire
Par Rafael Rodríguez Olmos

Il ne doit y avoir aucune confusion, malgré les tentatives de diversion. Même cette attaque contre l’Iran, sans la moindre justification, n’a qu’un seul objectif : le pétrole.

 

Cela devrait être simple à comprendre. Les experts ont prévenu le gouvernement yankee qu’il s’était trompé et qu’en réalité, il ne resterait peut-être pas plus de cinq ans de réserves pétrolières. Déclencher une alarme d’une telle ampleur n’a rien d’un jeu. Les États-Unis sont un empire, avec onze flottes navales dispersées à travers le monde, dépensant des centaines de milliards pour entretenir cette colossale machine militaire — mais qui fonctionne au pétrole. Et ici, les mathématiques sont élémentaires : qui peut leur garantir du pétrole pour cent ans encore ? Le Venezuela, bien sûr.

Mais voilà où surgit l’obstacle : le pétrole vénézuélien est extrêmement lourd, trop pour être raffiné par les installations américaines. Qui possède un pétrole léger, presque fluide comme de l’eau sucrée, nécessaire pour diluer le brut du Venezuela ? L’Iran. Voilà. Tout est dit. Et c’est pour cette raison que les Yankees s’allient à Israël pour en finir avec le système politique iranien et y installer leurs marionnettes, comme ils l’ont fait en Syrie, où ils ont placé un boucher à la tête du pays.

 

Le problème, c’est que l’Iran n’est pas le Venezuela. Les analystes préviennent déjà Trump qu’une telle aventure pourrait coûter plus d’un an de combats et des millions de morts. Un délai que Trump ne peut se permettre, compte tenu des dépenses colossales et du profond mécontentement qui ronge la société américaine. C’est la raison pour laquelle une campagne contre le Nigeria a commencé : l’autre grand producteur de pétrole, avec un brut léger et abondant, parfait pour mélanger au pétrole vénézuélien.

 

N’oublions pas qu’au niveau mondial, on consomme 100 millions de barils de pétrole par jour, dont 26 millions rien qu’aux États-Unis. Et que se passerait-il si, du jour au lendemain, ils se retrouvaient sans carburant pour faire naviguer leurs immenses porte-avions et les navires qui les escortent — sans parler de leur consommation intérieure ?

 

Les empires ne périssent pas sans raison ; ils disparaissent lorsque les conditions réelles de leur chute apparaissent. Et il est évident qu’ils feront l’impossible pour ne pas sombrer. Trump a été désigné pour cela : affronter, conquérir, s’approprier tout ce qu’il faut, quel qu’en soit le prix, afin de maintenir l’hégémonie américaine sur le monde. Je suis certain qu’ils savent déjà qu’ils sont sur le déclin. Mais ils le nieront jusqu’au bout.

Nous, pendant ce temps, continuons d’attendre Nicolás et Cilia.

 

Traduction Bernard Tornare

Source en espagnol

Empire

Rafael Rodríguez Olmos est un journaliste, analyste politique, professeur d'université et chroniqueur, il anime depuis neuf ans son émission de radio, « ¿Aquí no es así? » (N'est-ce pas comme ça ici ?), diffusée à Valence sur Tecnológica 93.7 FM.

Traduction réalisée pour diffusion et compréhension du texte original. Les propos et positions exprimés sont ceux de l’auteur initial.

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