Maduro et le peuple, le peuple et son dirigeant, se confondent à nouveau dans une étreinte qui, comme il l’a lui-même affirmé, annonce de nouveaux progrès dans le processus révolutionnaire. Surtout au niveau des communes, le joyau de la couronne de la construction chaviste par la base.
La preuve que la Révolution bolivarienne est très particulière est apportée par un grand nombre d’exemples, qui justement, à la lumière des élections qui auront lieu ce prochain dimanche, ressortent avec transparence. D’une part, parce que cela fait déjà 25 ans que le chavisme, avec son créateur et principal dirigeant, le Commandant Hugo Chávez, a mis en marche une expérience plus que réussie, consistant non seulement à vaincre toute l’opposition de droite, mais aussi, quelques jours seulement après la prise du gouvernement, à donner des signes qu’il allait attaquer de toutes ses forces la Quatrième République, commençant par enterrer ce que Chávez, lors de son serment, a qualifié de « Constitution moribonde ». Et ce qui est né de cette décision fut, enfin, une Constitution révolutionnaire, inclusive de tous les secteurs qui, jusqu’alors, avaient été ignorés, et même persécutés.
D’autre part, depuis ce moment de la fin de l’année 98 jusqu’à cette nouvelle élection qui aura lieu dans 48 heures pour choisir des gouverneurs et des députés à l’Assemblée nationale, l’opposition n’a presque jamais cessé d’essayer de déstabiliser les scrutins, un certain temps avant qu’ils ne se tiennent et un certain temps après, en criant à la fraude, alors qu’elle savait dès le début qu’elle était vaincue. À chaque occasion, sauf une, lors d’élections similaires à celles de ce dimanche où elle a réussi à gagner, et le chavisme a immédiatement reconnu sa défaite, l’opposition a bénéficié, comme cette fois-ci, de l’aide de l’empire états-unien, du boycott de la quasi-totalité des pays de l’Union européenne, et d’une bonne partie de complices latino-américains, qu’il s’agisse de gouvernants ou de l’OEA elle-même, dirigée jusqu’à il y a peu par Luis Almagro.
Mais cette fois-ci, après une campagne électorale à la manière de Chávez, quartier par quartier, maison par maison, en enquêtant en profondeur sur les sujets en suspens dans chaque lieu ou en vérifiant que les fonctionnaires locaux remplissent bien leurs promesses auprès des voisins et des habitants, le président a apposé la touche nécessaire à cet acte de clôture. Tout d’abord, il a marché aux côtés de sa compagne Cilia Flores, pendant plus de 5 kilomètres, mêlé à la foule, recevant des embrassades et des expressions de joie pour sa présence, pour être l’un d’entre eux, comme ces hommes et ces femmes qui sont descendus dans la rue pour jouer le rôle principal d’une marche victorieuse par anticipation. Ensuite, il est monté sur l’estrade et, au milieu de la musique, élément incontournable de chaque acte chaviste qui se respecte, il a chanté, dansé et exercé, avec une sympathie irrésistible, un rôle pédagogique sur la façon de voter, pour quoi voter et pourquoi il ne faut pas tomber dans le triomphalisme, jusqu’à ce que le dépouillement définitif proclame ce qui doit naturellement être, mais qu’il faut combattre comme s’il s’agissait de la première élection à gagner.
Maduro et le peuple, le peuple et son dirigeant, se confondent à nouveau dans une étreinte qui, comme il l’a lui-même affirmé, annonce de nouveaux progrès dans le processus révolutionnaire. Surtout au niveau des communes, le joyau de la couronne de la construction chaviste par la base. Et c’est pourquoi, au milieu de la fête anticipée, des rumbas qui se répètent depuis la scène, la parole exacte de celui qui, 25 ans après l’irruption du chavisme au gouvernement, sait que pour honorer le Commandant Éternel, il faut s’engager corps et âme chaque jour, lutter contre les menaces du fascisme, et essayer de le vaincre.
C’est pourquoi, et pour les conquêtes obtenues dans les domaines de l’éducation, de la santé, du logement, la lutte à mort contre le terrorisme de droite, la confrontation des sanctions des États-Unis et de leurs alliés, la pratique d’un internationalisme solidaire en permanence, et la levée des drapeaux du socialisme que d’autres, dans d’autres régions, ont décidé d’enterrer, ce dimanche 25, du 5ème mois, après 25 ans de gouvernement, tant de coïncidences numériques indiquent qu’au Venezuela, une autre victoire parfaite se profile. « Oligarques, tremblez », dirait Ezequiel Zamora, la Révolution du peuple, par le peuple et pour le peuple, continue de jouir d’une bonne santé.
Traduction Bernard Tornare
Carlos Aznárez est un journaliste argentin, spécialiste en politique internationale. En 1966, il est parti vivre au Pays Basque avant de retourner en Argentine, où il réside. Il dirige depuis neuf ans le journal Resumen Latinoamericano.
Il a exercé la profession de journaliste à Buenos Aires pendant plus de vingt ans, étant rédacteur pour les journaux Noticias, La Razón, Página 12 et Sur, ainsi que pour les magazines Crisis et Fin de Siglo. Avant et après la dictature militaire, il a fait partie de diverses organisations révolutionnaires dans son pays.
À l'étranger, il a été pendant huit ans correspondant du magazine argentin Noticias de la Actualidad, et au Pays Basque, il a collaboré avec Egin, Gara et Euskaldunon Egunkaria ainsi qu'avec les magazines Ardi Beltza et Kale Gorria.
Il est l'auteur de Tupamaros, El padrino de la mafia sindical (Le parrain de la mafia syndicale), 500 años después: ¿descubrimiento o genocidio? (500 ans après : découverte ou génocide ?) et Los sueños de Bolívar en la Venezuela de hoy (Les rêves de Bolivar dans le Venezuela d'aujourd'hui) (Txalaparta, 2000).
/image%2F0018471%2F20160525%2Fob_752977_hugo-chavez.jpg)
/image%2F0018471%2F20250524%2Fob_719b7c_blog-1.png)
/image%2F0018471%2F20250524%2Fob_687dfb_carlos-aznarez.jpg)



Haut de page