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Venezuela : élections exemplaires contre le terrorisme médiatique

par Bernard Tornare 27 Mai 2025, 15:57

Venezuela : élections exemplaires contre le terrorisme médiatique
Par Carlos Aznárez

 

Les menteurs en série du terrorisme médiatique sont vraiment inégalables. Tandis que les plumitifs d’Infobae titrent : « Rues désertes et centres de vote vides », leurs homologues espagnols du journal El Mundo, experts en lancer de flèches empoisonnées contre tout processus d’émancipation, parlent de « la farce électorale qui reste sans peuple ». Sans parler du Los Angeles Times, qui insiste presque en pleurnichant : « on sent le découragement des Vénézuéliens ». Et ainsi, la liste des oiseaux de mauvais augure s’allonge à l’infini. On sait déjà qu’ils sont experts à se mettre « en chaîne » pour tenter d’anéantir Cuba, le Venezuela, l’Iran ou la Palestine. Dans ce dernier cas, ils vont jusqu’à cacher le plus grand génocide du siècle.

 

Ce sont des professionnels de la « doctrine goebbélienne » et ils n’abandonnent pas la mauvaise habitude de déformer la réalité. Mais en plus, en allant directement à ce qui se passe ce dimanche au Venezuela, ils sont fallacieux. Ils parlent de rues désertes et prétendent que plus de 300 observateurs internationaux dansent à leur musique, les traitant pratiquement d’aveugles, alors que justement, tous et toutes ont pu voir et sentir ce que sont les rues « désertes » lorsqu’ils ont parcouru le matin le quartier populaire de Petare, où des milliers de personnes inondaient de leur présence, à pied ou en moto, la zone du marché populaire d’alimentation et d’autres articles qui entourent le Collège José Félix Ribas. Un lieu emblématique à la porte duquel une autre foule attendait avec impatience l’entrée pour voter du candidat député à l’Assemblée Nationale, Pedro Infante, tandis qu’à l’intérieur, femmes et hommes, la joie au visage, non seulement votaient mais commentaient auprès des visiteurs venus de 53 pays leurs impressions sur la journée électorale. « Nous défendons notre démocratie », disaient-ils, et ils ajoutaient : « comme vous le voyez, toutes les faussetés que l’on raconte dans vos pays tombent d’elles-mêmes ». Un groupe de femmes saluait Chávez « parce qu’il nous a appris à nous défendre contre ceux qui nous ont toujours maltraités », et bien sûr, il y avait des compliments de toutes sortes pour le président Nicolás Maduro, qui « poursuit l’œuvre du Commandant Éternel », selon une vieille femme de 82 ans, portant une canne plus grande qu’elle, sortie du lit « pour faire ce que Nico attend, car c’est comme mon fils », en parlant du président bolivarien.

 

Quelques minutes plus tard, nous l’avons vu, on ne nous l’a pas raconté, un vacarme de cris, des roulements de tambours, et un tourbillon de caméras et de photographes annonçaient l’arrivée d’un autre homme très apprécié de la Révolution, le ministre Héctor Rodríguez, qui, entouré par la population, nous a répondu, lorsque nous lui avons demandé un mot pour l’Argentine, par une phrase sans équivoque : « Ils reviendront, ayez confiance, ils reviendront », et il s’est perdu dans la foule qui l’applaudissait.

 

Ces mêmes scènes ont pu être observées à Catia, au 23 de Enero ou dans chacun des bastions de ce peuple humble qui n’est ni découragé, ni ne circule dans des rues vides, ni ne cesse d’acheter des articles de première nécessité à des prix populaires, à une époque où, par exemple, en Argentine, au Chili, au Paraguay ou en République dominicaine, pour ne citer que quelques pays, aucun habitant ou habitante ne peut se vanter de le faire régulièrement. D’abord parce que les prix sont exorbitants, grâce à l’inflation imposée par le FMI ; ensuite parce que les petits producteurs agricoles ne supportent pas l’asphyxie permanente que leur imposent leurs gouvernements.

 

En revanche, au Venezuela, venez voir : 90 % des aliments, pour ne citer qu’un secteur, sont produits localement et sont accessibles à la population. De cela, ni des plus de 5 millions et demi de logements populaires, ni de l’éducation primaire, secondaire et supérieure pour tous et toutes, ni de la santé publique efficace pour les plus modestes et pas seulement pour ceux qui ont de l’argent et vont dans des cliniques privées, les médias hégémoniques n’en disent mot. Ce sont les artisans du discours du double standard et ils le mettent en œuvre avec méchanceté.

 

Mais il y a encore autre chose ce dimanche où le peuple est sorti élire des députés et des gouverneurs. Il s’agit d’une question stratégique qui met au bord de la crise de nerfs l’Empire et ses complices locaux : pour la première fois, on a voté en Guyane Essequiba, et la presse canaille n’a pas pu ignorer les files d’électeurs, ni l’enthousiasme à voter, sachant qu’ainsi on défend la pleine souveraineté d’un État qui, que cela plaise ou non à Trump, à Exxon et au président fantoche du Guyana, a été, est et sera une partie indissociable du Venezuela bolivarien.

 

C’est pour cela, et pour bien d’autres choses qu’ils ne peuvent plus cacher, que la démocratie participative et révolutionnaire vénézuélienne, avec plus de 30 élections en 26 ans de gouvernement, est un exemple à suivre par d’autres peuples qui continuent de souffrir des malheurs du capitalisme féroce et d’un fascisme toujours plus pervers.

 

Bravo le Venezuela pour continuer à sensibiliser le continent, comme l’ont fait Bolivar et, des centaines d’années plus tard, Hugo Chávez, pour aider à son émancipation.

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol

Venezuela : élections exemplaires contre le terrorisme médiatique

 

Carlos Aznárez est un journaliste argentin, spécialiste en politique internationale. En 1966, il est parti vivre au Pays Basque avant de retourner en Argentine, où il réside. Il dirige depuis neuf ans le journal Resumen Latinoamericano.

Il a exercé la profession de journaliste à Buenos Aires pendant plus de vingt ans, étant rédacteur pour les journaux Noticias, La Razón, Página 12 et Sur, ainsi que pour les magazines Crisis et Fin de Siglo. Avant et après la dictature militaire, il a fait partie de diverses organisations révolutionnaires dans son pays.

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