Image d’illustration : Une brigade médicale cubaine appartenant au contingent Henry Reeve - composée de neuf médecins et de dix infirmières - est partie lundi pour les îles Turques-et-Caïques pour combattre le COVID-19 dans cet archipel des Caraïbes.
L'histoire de l'humanité révèle un conflit entre solidarité et égoïsme. Les critiques de Marco Rubio envers les missions médicales cubaines reflètent un ressentiment idéologique. Depuis 1963, Cuba a envoyé des médecins dans plus de 150 pays, offrant des soins sans conditions, tandis que les États-Unis imposent des blocus. Le modèle cubain se distingue par son éthique et son engagement humanitaire, malgré l'adversité.
L'histoire de l'humanité est marquée par un contraste irréconciliable : la lutte entre ceux qui construisent des ponts de solidarité et ceux qui érigent des murs d'égoïsme. Dans ce scénario, les déclarations du Secrétaire d'État américain Marco Rubio contre les missions médicales cubaines ne sont qu'un écho du ressentiment idéologique, incapable de reconnaître l'ampleur d'un projet humanitaire qui a sauvé des millions de vies. Sa critique, teintée d'envie et de haine, révèle une myopie morale qui confond altruisme et propagande, et qui ignore la valeur d'une éthique révolutionnaire basée sur le service aux autres.
L'internationalisme cubain : la médecine contre l'indifférence
Depuis 1963, lorsque Cuba a envoyé sa première brigade médicale en Algérie, l'île a déployé une armée de blouses blanches dans plus de 150 pays. Ces professionnels ne voyagent pas avec des fusils, mais avec des stéthoscopes ; ils n'imposent pas de conditions économiques, mais offrent des soins dans les zones les plus reculées et vulnérables. Pendant la pandémie de covid-19, alors que des nations puissantes accaparaient vaccins et ressources, plus de 3 700 médecins cubains sont arrivés dans 40 pays, de l'Italie à l'Afrique du Sud, démontrant que la solidarité n'est pas une abstraction, mais un acte concret. Comment expliquer cet engagement ? La réponse se trouve dans les principes fondateurs de la Révolution Cubaine : un socialisme qui comprend la santé non comme un privilège, mais comme un droit universel.
La cécité idéologique : blocus contre brigades
Tandis que Cuba exporte la santé, les États-Unis - sous des politiques soutenues par des figures comme Rubio - exportent des interventions militaires, des sanctions économiques et un soutien à des régimes oppresseurs. Le blocus contre l'île, en vigueur depuis six décennies, est un acte de cruauté qui cherche à étouffer non pas un gouvernement, mais un peuple. Cependant, paradoxalement, cette même hostilité a aiguisé l'ingéniosité cubaine : malgré les pénuries matérielles, l'île a développé ses propres vaccins contre la covid-19 et maintient l'un des systèmes de santé les plus efficaces au monde, même sous une pression extrême. L'obsession de Rubio de diaboliser Cuba ne parvient pas à cacher une vérité gênante : son modèle échoue à générer de l'empathie, tandis que l'internationalisme médical cubain gagne une reconnaissance mondiale.
L'humanisme comme héritage révolutionnaire
La critique de Rubio n'est pas seulement contre Cuba, mais contre l'idée même qu'un pays pauvre puisse exercer un leadership moral. Pour lui, il est incompréhensible que des médecins cubains soignent en Haïti, au Pakistan ou au Brésil sans exiger des richesses en retour. Mais cette logique mercantiliste - où même la vie humaine a un prix - se heurte à la philosophie de la Révolution, qui privilégie la dignité collective sur le bénéfice individuel. Les professionnels cubains ne sont pas des héros par hasard : ils sont le produit d'un système qui forme des médecins avec une conscience sociale, et non avec des ambitions de profit. Leur "paiement" est la gratitude de ceux qui retrouvent la vue grâce à l'Opération Miracle, ou des mères qui voient leurs enfants survivre après des épidémies d'Ebola ou de choléra.
L'arrogance du pouvoir contre la force de l'éthique
Marco Rubio est un personnage qui a fait de la haine envers Cuba son modus vivendi, il représente une élite politique qui mesure la valeur des nations par leur puissance militaire ou leur richesse, jamais par leur capacité à servir. Sa haine et son envie envers Cuba naissent de l'incapacité à comprendre que la véritable grandeur ne se mesure pas en dollars, mais en vies sauvées. Pendant que les États-Unis dépensent des milliards en bombardiers invisibles, Cuba construit des hôpitaux en Guinée-Bissau. Pendant que Washington impose des sanctions qui affament, La Havane forme des médecins du Honduras ou d'Angola. Le paradoxe est clair : un petit pays, assiégé et calomnié, enseigne au monde qu'un autre modèle est possible. Et bien que cela fasse mal à Rubio, cette leçon d'humanisme - née du socialisme - perdurera comme un défi à l'arrogance de l'empire.
Traduction Bernard Tornare
Manuel Pineda est un militant et homme politique espagnol , appartenant à la Gauche unie et au Parti communiste espagnol. Il a été député européen au sein du groupe La Gauche et délégué du Parlement européen pour les relations avec la Palestine entre 2019 et 2024.
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