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Quand le mensonge des grands médias s'effondre face à la réalité

par Bernard Tornare 5 Décembre 2024, 15:05

Source de l'image : © East News | ABACA

Source de l'image : © East News | ABACA

Par Níkolas Stolpkin

 

Vous souvenez-vous encore de l'effervescence avec laquelle les grands médias ont commencé à vendre la "guerre" entre l'Ukraine "sans défense" et l'"ambition impérialiste" russe ? Les pays de l'Union européenne et de l'OTAN se sont ralliés à l'unisson pour venir en aide au pays "envahi", comme s'il n'avait "rien fait". Certains ont peut-être même été émus par la série d'annonces d'"aide désintéressée" : munitions à usage "strictement défensif", "équipement de défense", équipements à "courte portée" et à utilité "clairement défensive", etc. Bien sûr, avec le temps, l'"applaudimètre" de la guerre n'a cessé d'augmenter : chars Leopard, avions F-16... et maintenant beaucoup sautent de joie en entendant parler des missiles ATACMS, SCALP ou Storm Shadow.

 

Les grands médias occidentaux vendaient au monde l'idée qu'il s'agissait d'une "invasion" d'un pays qui "n'avait rien fait". L'Ukraine était comme un chiot "sans défense" face à un énorme ours. Les médias n'allaient évidemment pas vendre le fait que l'Ukraine bombardait avec de l'artillerie lourde la population ukrainienne russophone du Donbass depuis huit ans, ni que le gouvernement ukrainien avait aboli en 2014 la loi qui, en 2012, avait déclaré le russe comme langue officielle et que, par conséquent, une grande partie de la population russophone ukrainienne avait exprimé son mécontentement et subi la répression des autorités dans de nombreuses régions à majorité russophone.

 

Pour les grands médias, entre 2014 et 2022, ces agressions contre la population russophone ukrainienne n'existaient pas. On ne parlait que des rebelles ukrainiens "indépendantistes" de Lougansk et de Donetsk, qui ne voulaient qu'une autonomie dans le cadre de l'Ukraine et non l'indépendance comme on nous le présentait. Mais lorsque les Russes interviennent en 2022 pour défendre cette population russophone, les grands médias explosent de "stupéfaction" et titrent : "invasion russe", "nouvel impérialisme russe"...

 

Et pendant que le conflit se développait, pour les grands médias, les néonazis ukrainiens n'existaient pas non plus ; c'étaient des "inventions" des Russes pour "justifier leur invasion" ; ils étaient "très peu nombreux", comme une manière de minimiser leur importance.

 

Nous serions témoins des multiples sanctions contre la Russie, contre des individus russes, des restrictions pour les Russes voyageant en Europe, l'"auto-attentat" contre leur propre projet Nord Stream, l'interdiction des médias russes au sein de l'Union européenne, l'interdiction aux compagnies aériennes russes de voler dans l'espace aérien de l'Union européenne, etc.

 

La liberté de circulation, la liberté de la presse et le libre marché ne s'appliquaient plus à la Russie. Les grands médias vendaient l'idée que la presse russe était de la "propagande", et que les entreprises russes et leurs citoyens devaient payer pour les actions que prenait leur gouvernement.

 

Tout le monde tenait pour acquis que la Russie allait s'effondrer avec les multiples sanctions ; que son économie allait finir par "s'écrouler" ; qu'elle allait "épuiser" ses réserves de missiles ou de soldats ; et que l'Ukraine allait finir par expulser les Russes de son territoire avec le "soutien" significatif des pays de l'OTAN.

 

Mais, jusqu'à aujourd'hui, rien de ce qu'ils avaient prédit ne s'est concrétisé. La réalité est que la Russie reste économiquement plus robuste. Les avancées russes en Ukraine, sur le champ de bataille, sont substantielles. La Russie n'est pas restée "isolée", elle entretient des relations avec les plus grandes économies d'Asie : la Chine et l'Inde, ainsi qu’avec de multiples économies "en développement" ou "émergentes". Et, tout récemment, la Russie a démontré qu'elle possède une technologie militaire supérieure à celle de l'OTAN avec l'entrée en scène du missile hypersonique Oreshnik.

 

En revanche, presque trois ans après le début de l'Opération Militaire Spéciale (SVO) en Ukraine, en plus d'un déficit manifeste de soldats et d'un problème "critique" de multiples défections, les Ukrainiens sont "fatigués de la guerre". Selon un sondage Gallup sur l'Ukraine, réalisé entre août et octobre 2024, 52 % des Ukrainiens souhaiteraient que leur pays négocie la fin de la guerre le plus rapidement possible, même si cela doit signifier certaines concessions territoriales. Quatre Ukrainiens sur dix (38 %) estiment que leur pays devrait continuer à se battre jusqu'à la victoire, alors qu'au début de la SVO, ce chiffre était de 73 %. Même de nombreux Ukrainiens se sentent plus en sécurité ou moins stressés dans les territoires libérés par la Russie.

 

Pour les grands médias, la Russie n'a jamais cessé d'être l'"agresseur", l'"envahisseur", celui qui fait du "chantage nucléaire", qui a des "ambitions impérialistes", qui cherche à "escalader le conflit", etc. En revanche, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Union européenne et l'OTAN sont ceux qui "aident" l'Ukraine ; ils "fournissent" des données, des autorisations, des instructions, des armes..., comme s'il s'agissait d'un acteur sans aucune participation directe.

 

Mais que feront les grands médias lorsque le mensonge qu'ils ont construit et soutenu finira par s'effondrer complètement et que la réalité sera exposée ? Eh bien, quelque chose de très courant à voir : ils agiront comme un Ponce Pilate, se laveront les mains et démontreront l'hypocrisie qui les caractérise. "Nous ne soutenons rien, nous étions simplement le messager." Alors que les grands médias avec leurs répétiteurs et satellites obéissants (médias nationaux), depuis le début, ont été de véritables porte-parole officiels de la propagande de l'OTAN, de l'Union européenne, des États-Unis et de l'Ukraine...

 

Les grands médias ont présenté Zelenski comme un produit à acheter : le leader en tenue décontractée, le mendiant pitoyable pour que l'Ukraine puisse recevoir de "l'aide", le leader aux grands discours...

 

Combien de fois les grands médias ont-ils donné une tribune à Zelenski ? Combien de fois avons-nous vu les tournées mondiales de Zelenski ? Combien de fois avons-nous assisté aux interventions de Zelenski avec ses "discours historiques" dans les congrès ou parlements de certains pays ?

 

Zelenski aurait parfaitement pu quitter le pays et recevoir d'importantes délégations en Ukraine.

 

De plus, l'Ukraine est devenue une destination attrayante pour les "touristes de guerre". Combien de journalistes ne sont pas allés en Ukraine pour se sentir comme de véritables "correspondants de guerre", mais depuis des endroits où les choses ne brûlent pas ?

 

Combien de fois avons-nous vu les visites des dirigeants de l'Union européenne, de Grande-Bretagne, des États-Unis ou de l'OTAN défiler à Kiev ?

 

L'Ukraine a-t-elle été "en guerre" avec la Russie tout en se permettant tous ces luxes ?

 

Ce qui est certain, c'est qu'une fois le conflit terminé, nous ne savons pas où Zelenski finira. Il est fort probable qu'il termine exilé aux États-Unis ou assassiné. Combien d'Ukrainiens sont déjà morts à cause de l’entêtement de Zelenski à poursuivre la guerre, non pas pour l'Ukraine, mais pour l'OTAN ?

 

Et dernièrement, toute cette agitation des grands médias concernant les "rebelles syriens" à Alep, en Syrie, ne serait-elle pas une grande opération communicationnelle pour dissimuler l'échec imminent de l'OTAN en Ukraine ? Défections et encore défections parmi les soldats ukrainiens, moral au plus bas parmi leurs soldats, déficit significatif de soldats, population ukrainienne fatiguée par la guerre, soutien très faible envers Zelenski... Sommes-nous aux portes d'un supposé "gel" du conflit, comme le suggère le Service de Renseignement Extérieur russe ?

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol

Quand le mensonge des grands médias s'effondre face à la réalité

Níkolas Stolpkine est né en Russie de parents latino-américains. Il a grandi entre la République Dominicaine et le Nicaragua. C’est un libre penseur, indépendant et autocrate. Il collabore pour différents médias depuis 2004. Il est actuellement basé au Chili.

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