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Cuba : le courage d'un peuple

par Bernard Tornare 19 Juin 2021, 08:37

Cuba : le courage d'un peuple
Par Carlos Aznárez

 

Lorsque le gouvernement d'un pays de la taille des États-Unis, qui représente l'Empire pour tous les habitants du tiers monde, décide de bloquer un autre pays, comme il le fait avec Cuba depuis 60 ans, il ne fait aucun doute qu'il cherche à le mettre à genoux, à l'acculer de telle sorte qu'il renonce à son processus révolutionnaire, à détruire toute son infrastructure économique comme s'il s'agissait d'un tsunami. Pas d'un seul coup, comme une catastrophe climatique, mais petit à petit, jour après jour, année après année. 

 

Le mot blocus est facile à prononcer, mais seuls ceux qui le subissent connaissent les dimensions de la cruauté qui se cache derrière. Tout ce qui est habituel pour tout peuple qui n'est pas bloqué commence à être restreint, il devient rare, il s'épuise, il disparaît. Et cette liste du mal comprend les produits essentiels du marché alimentaire, la santé, l'éducation, tout type d'industrie et des milliers d'autres aspects qui font fonctionner les rouages de toute société.

 

Une année de blocus dans n'importe quel pays est tout simplement énorme, étouffante, démoralisante. Alors, comment supporter 60 ans sans se rendre à un ennemi qui, de surcroît, n'est qu'à 90 milles ? Comment convaincre les complices mondiaux du blocus que ce qui a été mis en route est franchement un crime contre l'humanité, par son caractère systématique et sa perversité ?

 

C'est là qu'apparaît la puissance d'un peuple en révolution, la force de ces femmes et de ces hommes de Cuba forgés sous l'héritage de Fidel, du Che, de Vilma et de Celia, pour ne citer que quelques-uns des nombreux patriotes de l'île. Il n'y a pas d'autre explication que la conscience et l'engagement de millions de Cubains et de Cubaines, l'amour de ce que ceux qui les ont précédés ont travaillé si dur à construire, la conviction que faire des compromis avec cet ennemi qui tente de les noyer de mille façons serait un suicide indigne en tant que société. Cuba a résisté et résiste parce que son peuple, les vétérans de la vieille garde encore debout ainsi que les nouvelles générations, enfants et petits-enfants de ces émancipateurs barbus, ont montré que le blocus peut être vaincu. Qu'elle soit sacrifiée, souvent pénible et génératrice d'impuissance, oui, mais qu'une Révolution qui, dans les pires conditions, a réussi à donner à ses fils et à ses filles l'éducation, la santé et la nourriture nécessaire, doit être défendue dans tous les domaines nécessaires. Un processus de la qualité de celui de Cuba, qui a formé des milliers d'étudiants du pays et d'autres du tiers monde, qui a produit d'innombrables avancées en médecine, en biotechnologie et dans d'autres sciences, qui a exporté l'alphabétisation et les soins médicaux dans de nombreux pays du monde, même ceux qui se disent "développés", est quelque chose qui remplit de fierté et renforce l'identité et l'estime de soi du peuple.

 

De cette façon, Cuba continue à vaincre l'empire criminel et à gagner le respect de toute l'humanité, qui vit aujourd'hui des moments très difficiles, mais qui sait que malgré toutes les difficultés, la Révolution cubaine continue à prendre soin de son peuple, en remportant de nouvelles victoires au niveau scientifique avec les vaccins anti-Covid ou en venant en aide à toute autre nation qui le demande, y compris celles qui, dans toute leur hypocrisie, maintiennent encore le blocus.

 

Pour ces raisons et bien d'autres, la solidarité avec Cuba, son peuple et sa direction révolutionnaire est un devoir et un signe de gratitude pour tout ce que l'île génère de façon désintéressée à une époque où le capitalisme cherche à continuer à détruire la nature et la coexistence entre les peuples. Crier de toutes nos forces "à bas le blocus" et répandre ce slogan comme une traînée de poudre, telle est la tâche de chacun d'entre nous, maintenant que l'île devra à nouveau passer par le tamis de l'Assemblée des Nations unies. Faites-vous entendre ! 

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol

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