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Amérique latine : peuples têtus

par Bernard Tornare 27 Mars 2021, 16:47

Earle Herrera, député AN

Earle Herrera, député AN

Titre original : Pueblos tercos | Por : Earle Herrera

 

Par Earle Herrera

 

L'assaut de l'empire et de l'Europe contre les présidents progressistes d'Amérique latine a été brutal et hypocrite, ainsi qu'inutile. Ils ont réussi à disqualifier des leaders populaires et à renverser des gouvernements, mais ils n'ont obtenu que des triomphes éphémères. Ce sont des chefs d'État têtus, soutenus par leurs peuples avec encore plus d'entêtement. Ils les mettent à terre et ils se relèvent, ils les sortent et ils reviennent. Là où les États-Unis continuent de voir leur arrière-cour, il n'y a plus d'arrière-cour. Alors que l'Europe se languit de son rêve colonial, il y a 200 ans, ce rêve est devenu un cauchemar.

 

L'empire a réalisé un coup d'État "classique" contre l'ancien président Zelaya du Honduras, et le congrès de ce pays s'est rattrapé par une bouffonnerie parlementaire. Aujourd'hui, le président de ce pays, élu grâce à la "démocratie" née de ce coup d'État, est accusé aux États-Unis d'être un partenaire des trafiquants de drogue. Bien sûr, mais aujourd'hui, ils le jettent dehors parce qu'il ne leur est plus utile.

 

Abdo Benítez est le fils direct de la "démocratie" issue du coup d'État parlementaire contre Fernando Lugo au Paraguay. Aujourd'hui, la majorité du pays est dans les rues pour demander sa démission. En Argentine, le magnat Macri a été battu vote par vote. Toute la campagne médiatique et judiciaire contre Cristina Fernandez n'a servi à rien. Les forces progressistes sont retournées à la Casa Rosada. Piñera, au Chili, paradoxalement, a été sauvé par la pandémie. Pour l'instant.

 

Ce qui s'est passé en Bolivie était effronté. Pour fomenter un coup d'État contre le président Evo Morales, même l'OEA, en la personne nauséabonde de Luis Almagro, est intervenue. BIBLE EN MAIN, UNE DICTATURE AUX ONGLES LONGS ET À LA MORALE COURTE A ÉTÉ INSTALLÉE. LE PEUPLE A PATIEMMENT ENDURÉ LA RÉPRESSION ET LA MORT JUSQU'À CE QU'IL SE RENDE AUX URNES. La victoire de la révolution indigène a été retentissante. En appliquant la justice à ses répresseurs, dans le strict respect des procédures légales, les États-Unis, l'Europe, les ONG et même l'OEA prostituée ont sauté.

 

L'acquittement de Lula était nécessaire pour laisser la "justice" brésilienne nue au grand jour. Le leader des travailleurs a enduré avec stoïcisme les infamies judiciaires et la prison. Aujourd'hui, son peuple l'acclame et dénonce l'usurpateur Jair Bolsonaro. Les coups d'État militaires ou parlementaires, judiciaires et médiatiques, n'ont pas pu et ne peuvent pas résister à l'entêtement des peuples de la grande patrie.

 

Traduction Bernard Tornare

 

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