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La négociation asymétrique du Venezuela avec les États-Unis : une conversation avec William Castillo

par Bernard Tornare 17 Septembre 2026, 16:16

La négociation asymétrique du Venezuela avec les États-Unis : une conversation avec William Castillo
Par Cira Pascual Marquina et William Castillo

Le 3 janvier, l’impérialisme états-unien a lancé une attaque militaire contre le Venezuela, enlevant le président Nicolás Maduro et la vice-présidente Cilia Flores, ouvrant ainsi un nouveau chapitre, profondément incertain, dans les relations du pays avec Washington. Après plus d’une décennie de sanctions et de guerre économique visant à imposer un changement de régime, le Venezuela s’engage désormais dans des négociations asymétriques avec les États-Unis. Si certaines sanctions ont été assouplies et qu’un espace s’est ouvert à l’investissement, le cadre général de coercition demeure en place.

 

Dans cet entretien, William Castillo, directeur de l’Observatoire anti-blocus, revient sur l’évolution et l’impact dévastateur de la guerre économique, sur les concessions et les accords issus des négociations, ainsi que sur la décision de privilégier le dialogue après l’attaque du 3 janvier. Il soutient que le Venezuela a subi une défaite et une violation de sa souveraineté, mais que le projet bolivarien lui-même n’a pas été vaincu. En outre, préserver son existence politique constitue la condition nécessaire pour reconstruire et progresser.

 

Cira Pascual Marquina : Plus d’une décennie s’est désormais écoulée depuis la mort d’Hugo Chávez. Ce fut le moment où Washington a décidé de pousser résolument au changement de régime au Venezuela, en durcissant les mesures coercitives unilatérales jusqu’à les transformer en une guerre économique totale contre le processus bolivarien. Revenons sur le déroulement de cette guerre et sur le prix payé, au fil du temps, par les travailleurs et les travailleuses ainsi que par le gouvernement.

 

William Castillo : Nous pourrions remonter encore plus loin : le Venezuela subit désormais depuis plus d’un quart de siècle des pressions politiques et économiques, endurant les actes d’agression de l’impérialisme états-unien et de ses partenaires internationaux. En retour, le pays résiste depuis plus d’un quart de siècle. C’est facile à dire, mais il faut reconnaître l’ampleur de la résistance menée par le peuple vénézuélien tout en tentant de construire un nouveau modèle politique fondé sur la démocratie directe et la participation protagonique, un modèle de redistribution du revenu national, de justice sociale, d’égalité — un projet socialiste.

 

Cette pression n’a jamais cessé, mais elle s’est brutalement intensifiée après la mort du commandant Chávez. L’interprétation de Washington était simple, à la limite du simplisme : la Révolution bolivarienne s’effondrerait une fois son dirigeant disparu ; il fallait donc profiter de ce moment pour la pousser dans le vide.

 

C’est ainsi qu’en 2014-2015 a commencé ce que nous appelons le blocus : une campagne multiforme, extrêmement agressive, de mesures coercitives, de châtiment et de persécution visant l’État vénézuélien, l’économie — surtout l’industrie pétrolière, mais aussi les finances publiques — ainsi que l’étranglement plus général du commerce extérieur du Venezuela. Tout cela avait pour objectif de fabriquer une profonde crise sociale et économique qui conduirait finalement à un changement de régime.

 

C’était, à peu près, la même stratégie que celle tentée avant 2014, mais accélérée. Et l’objectif n’a jamais été caché. Les responsables états-uniens l’ont eux-mêmes affirmé : ils voulaient modifier le modèle constitutionnel, éliminer le danger que représentait l’exemple vénézuélien et mettre fin à notre démocratie participative ainsi qu’à nos mécanismes de redistribution. Ils voulaient que l’option de gauche disparaisse.

 

Ce processus se poursuit depuis maintenant plus de dix ans, avec l’adoption de nouvelles lois états-uniennes, de décrets présidentiels et la confiscation de comptes vénézuéliens à l’étranger. À ce jour, 22 milliards de dollars de fonds vénézuéliens restent gelés dans le système bancaire international. Nos actifs ont été confisqués — avant tout CITGO, mais également d’autres actifs en Colombie et dans les Caraïbes — sous prétexte de sanctionner le gouvernement vénézuélien, alors qu’il s’agissait en réalité d’une opération de dépossession économique.

 

Il y a toujours eu deux dimensions : une opération politique d’agression et de changement de régime, et simultanément une opération de pillage — saisie de ressources, saisie de navires, saisie d’aéronefs vénézuéliens capturés dans d’autres pays, détention de navires dans les Caraïbes. Derrière toute cette agression, il y avait toujours la menace d’une éventuelle intervention militaire. Les États-Unis n’ont jamais nié que, parmi leurs options — le fameux « toutes les options sont sur la table » — figurait, en dernier recours, une opération militaire au Venezuela destinée à provoquer un changement de régime.

 

En 2020, année de la pandémie, l’économie vénézuélienne ne représentait plus qu’un quart de ce qu’elle était en 2012, sous Chávez. Trois quarts de production de biens et de services en moins ; trois quarts en moins pour les salaires, les prestations des travailleurs, les revenus, les budgets publics de l’éducation, de la santé et des programmes sociaux en général.

 

L’asphyxie a été si grave qu’elle a également frappé le secteur privé. En théorie, celui-ci n’était pas couvert par les sanctions, mais, dans les faits, de nombreuses opérations commerciales indispensables — comme l’importation d’intrants, de marchandises et de matières premières destinés à l’économie vénézuélienne ordinaire — ont été bloquées ou partiellement bloquées. Cela a engendré la crise qui s’est étendue de 2016-2017 jusqu’à 2021, à la fin de la pandémie. Ils ont imposé plus d’un millier de mesures — 1 089 exactement — contre l’État, le gouvernement, le président, les ministères et les entreprises publiques, mais aussi contre des entreprises étrangères ; des entreprises chinoises et russes ont ainsi été sanctionnées pour avoir maintenu des relations économiques avec le Venezuela.

 

Cela a établi une sorte de « cordon sanitaire » autour de l’économie vénézuélienne, isolant ainsi le Venezuela du système financier international et du commerce international. Nous avons dû improviser, réaliser des opérations non déclarées. Et nous l’avons fait, il faut le dire, avec le soutien de pays qui ont pris le risque d’appuyer le Venezuela afin de contourner le blocus et de maintenir au moins une partie du commerce extérieur susceptible de garantir au Venezuela des biens, des services, des denrées alimentaires, des médicaments et des vaccins.

 

Les dégâts ont été très graves. Le peuple vénézuélien les a ressentis à travers l’hyperinflation, la destruction des salaires, mais aussi des systèmes de sécurité sociale et de retraite, l’appauvrissement, l’aggravation de la malnutrition et une vague migratoire sans précédent : des familles séparées, des entreprises fermées, des capitaux en fuite. C’était une situation sans équivalent dans l’histoire du pays.

 

C’est cela qui a façonné l’image que beaucoup continuent d’avoir du Venezuela : celle d’un pays qui ne parvient jamais vraiment à sortir de la crise. La stratégie des États-Unis consistait à imputer tout cela au socialisme du XXIᵉ siècle : « Regardez ce que le socialisme a fait du Venezuela, l’un des pays les plus riches. » Pourtant, derrière l’ensemble de ce récit se trouvait une politique de coercition et d’agression qui a franchi un nouveau seuil en 2025, culminant dans ce que Trump avait déjà évoqué dès 2017, lorsqu’il avait affirmé envisager une option militaire contre le Venezuela.

 

CPM : Vous avez décrit un processus de guerre économique ouverte qui dure depuis près de douze ans. Pouvez-vous expliquer un peu les concessions qui ont été imposées au Venezuela et les accords conclus depuis le 3 janvier ?

 

WC : Oui. La première chose que je dirais est la suivante : l’agression militaire était asymétrique ; le blocus était asymétrique. Rappelons-le : le dispositif des sanctions relève d’une politique de gangsters, dans laquelle des économies puissantes comme celles des États-Unis et de l’Union européenne restreignent les économies de petits pays précisément pour en tirer un avantage politique, imposer un changement de régime ou s’emparer de leurs ressources.

 

De même que le blocus était asymétrique et que l’agression militaire était asymétrique, la négociation l’est tout autant. Les négociations ont lieu dans des conditions où la coercition sous-jacente — les sanctions comme la menace militaire — demeure en vigueur. La seule chose qui a changé, c’est que les États-Unis ont commencé à délivrer une série de licences et de mesures administratives qui ne lèvent pas les sanctions, mais ouvrent un espace de négociation sur le retour des investissements au Venezuela. Toutefois, tout cela se fait conformément aux propres intérêts stratégiques mondiaux des États-Unis : le contrôle des ressources et des chaînes d’approvisionnement énergétique ici au Venezuela, pays qui possède les plus grandes réserves mondiales, est devenu une cible évidente.

 

L’une des premières mesures mises en place après le 3 janvier — après des années de guerre économique, de siège naval et du bombardement de notre pays — est un mécanisme qui fait de Washington le « récepteur » des ressources vénézuéliennes. Je veux dire quelque chose que le monde devrait entendre : en vertu de la Charte des Nations unies, aucun pays n’a le droit de contrôler les ressources d’un autre pays, de les faire transiter par un compte, de les auditer, puis de n’en autoriser qu’ensuite l’utilisation.

 

Soyons clairs : il ne s’agit pas de dire que l’argent n’entre pas au Venezuela. Il y entre, mais à travers un mécanisme draconien et illégal, imposé aux conditions régissant les recettes d’exportation du Venezuela. Paradoxalement, ce mécanisme établit pour la première fois que les revenus du pétrole vénézuélien sont des fonds appartenant au gouvernement vénézuélien. C’est important, puisque, conséquence du blocus, le Venezuela a des dettes qui dépassent les 200 milliards de dollars.

 

Ainsi, d’un côté, ils mettent en place un mécanisme illégal. De l’autre, celui-ci finit par protéger les fonds et les actifs du Venezuela contre les créanciers. Il est difficile d’expliquer cela sans donner l’impression que je considère ce mécanisme comme positif. Son côté sombre est que nous sommes arrivés à cet arrangement étrange par une série de démarches politiques illégales, notamment les sanctions et une attaque militaire. Nous avons donc une sorte de système de perfusion administré conjointement.

 

Parallèlement, ils ont commencé à délivrer à certaines entreprises des licences générales les exemptant des sanctions. Cela a commencé avec le secteur pétrolier, mais la participation du secteur privé dans l’énergie a été autorisée, puis dans les mines, et maintenant dans le charbon. Une fenêtre s’est également ouverte pour un éventuel retour du Venezuela dans le système bancaire SWIFT. Les sanctions contre la Banque centrale sont désormais réduites, et ainsi de suite. Il existe ensuite des licences commerciales pour toute entreprise états-unienne, ainsi que pour les entreprises liées aux États-Unis, puisque des entreprises européennes et asiatiques rattachées au système états-unien font également partie de cette négociation.

 

Certaines possibilités s’ouvrent, mais cela se déroule dans un cadre où l’agression se poursuit, où les sanctions restent en vigueur et où le langage utilisé vise à faire croire que le Venezuela s’est entièrement rendu : « Désormais, je contrôle les plus grandes réserves du monde, et désormais je dirige le gouvernement vénézuélien. » J’appelle cette rhétorique la « diplomatie de l’humiliation ».

 

Trump fabrique un discours qui ne correspond pas aux faits ; nous observons la même chose avec l’Iran et ses prétendues victoires dans le détroit d’Ormuz. Sa rhétorique est radicalement révisionniste. Or, le fait que le Venezuela parvienne à faire entrer certaines ressources afin de soutenir son économie est présenté comme s’il s’agissait d’une sorte de protectorat, comme si le Venezuela remettait sa souveraineté aux États-Unis. Ce n’est pas le cas !

 

Notre situation est sans précédent. Elle n’a pas de véritable équivalent historique. Je pense que l’une des difficultés à saisir cette nouvelle situation, à comprendre en quoi elle est inédite, tient au fait que nous avons besoin de nouveaux outils pour comprendre ces nouveaux processus.

 

Si nous tentons de la lire à travers l’ancienne logique binaire — le bien et le mal, l’impérialisme contre la colonie, les catégories auxquelles nous sommes habitués — la situation déborde ces catégories. Ainsi, certains disent : « Voici la nouvelle colonie, le Venezuela comme nouveau modèle. » Bien sûr, il existe un danger réel dans tout cela : celui qu’il s’agisse d’une expérience destinée à être appliquée à d’autres pays ; cela ne fait aucun doute. Nous l’avons déjà vu dans l’histoire, lorsque l’impérialisme expérimente des modèles avant de les déployer ailleurs.

 

Au cours des vingt-cinq dernières années, le Venezuela a été un laboratoire pour l’expérimentation d’instruments de guerre commerciale, de déstabilisation et de guerre politique en Amérique latine. Cela ne fait aucun doute. Mais nous devons aussi comprendre la nature de ce moment, et cela ne peut s’expliquer qu’à partir du point de vue propre au Venezuela.

 

Je pense que le problème est que beaucoup regardent tout cela trop de l’extérieur, depuis le Nord global, sans réellement chercher à comprendre notre raisonnement, ce qui est véritablement en jeu pour le Venezuela et pourquoi le Venezuela fait ce qu’il fait.

 

CPM : Certains ont interprété le virage du Venezuela vers la négociation après le 3 janvier comme du pur pragmatisme. Comment comprenez-vous cette décision, et où laisse-t-elle le projet bolivarien pour la suite ?

 

WC : Le 3 janvier est un tournant historique. Les choses ne seront plus comme avant. Les tournants historiques se définissent par la manière dont ils changent le cours de l’histoire : ce sont des événements suffisamment importants pour remodeler les rapports de force, rediriger le cours des événements et faire advenir des choses qui n’existaient pas auparavant, ou des choses nouvelles qui n’avaient jamais été faites. C’est précisément pourquoi ils produisent de l’incertitude et de la perplexité, ce qui est arrivé à de nombreuses révolutions à différents moments de l’histoire.

 

Du point de vue du Venezuela — et c’est le cadre que j’invite les gens à adopter —, ce tournant historique a placé plusieurs priorités au premier plan. La première consistait à défendre la paix du pays et à défendre la vie du peuple vénézuélien, compte tenu des conditions réellement existantes. Le peuple vénézuélien n’a pas seulement été attaqué : il a également été menacé d’une agression bien plus violente que celle dont nous avons effectivement été témoins le 3 janvier.

 

Une option consistait à résister sans disposer des moyens militaires dont disposent d’autres pays et sans un véritable soutien extérieur, puis à assumer le coût de cette confrontation. Aucun État ne souhaite voir son peuple mourir dans une guerre, mais il arrive qu’il doive y faire face. La confrontation est toujours suivie d’une négociation et, dans l’hypothèse, elle peut donner un levier à la table des négociations. Notre autre possibilité était la suivante : résister d’une manière différente, tout en sachant que cela signifiait l’immolation de soi, la mort de milliers de Vénézuéliens supplémentaires et la défaite définitive de la Révolution bolivarienne. Voilà ce qui était en jeu, et voilà ce que nous avons préservé : la vie du peuple vénézuélien ainsi que la paix politique interne que le Venezuela avait reconquise en 2017, lorsqu’il avait vaincu une vague violente de guarimbas [manifestations fascistes] qui avait fait plus de 80 morts. Nous avons choisi la voie de la paix, la voie de la négociation. Et quel est l’atout dont vous disposez pour négocier ? Le pouvoir politique.

 

L’opération du 3 janvier était une opération de changement de régime. Ce qu’ils cherchaient, c’était à liquider la Révolution bolivarienne. Ils l’ont vaincue militairement ; ils ont blessé sa souveraineté, et même notre dignité de révolutionnaires — celle d’un pays qui doit faire face à ce qui s’est passé le 3 janvier, qu’il le veuille ou non —, mais ils n’ont pas vaincu le projet politique.

 

Nous avons été contraints de passer du statut de partie agressée à celui de négociateur avec l’agresseur. Nous avons choisi de transformer cette agression en négociation. Encore une fois, c’était une décision difficile — nous négocions depuis une position de faiblesse, contraints de faire davantage de concessions que nous ne le souhaiterions —, mais elle nous permet de continuer à développer notre projet politique, à continuer de construire et à récupérer des ressources pour un peuple qui a besoin d’aide après plus d’une décennie de pénurie et de privations. Certains ont qualifié cela de pragmatisme.

 

Il y a une composante pragmatique, mais aussi une composante stratégique : la compréhension que seule une révolution qui existe, seul un processus politique qui survit, peut se reconstruire, reconstruire ses relations et reconquérir du terrain en matière de souveraineté, laquelle a indéniablement été endommagée. Tout sacrifier alors que le président constitutionnel se trouve entre les mains de l’ennemi — et que sa libération fait sans doute partie d’un agenda confidentiel des négociations — aurait signifié faire face à la question suivante : quel avenir la Révolution bolivarienne aurait-elle réellement pu offrir au peuple vénézuélien si l’alternative était le massacre de milliers de Vénézuéliens, la destruction des forces armées vénézuéliennes, le bombardement de plusieurs villes et une crise imminente sans précédent ? Je pense que le chemin choisi était le chemin rationnel, politique, stratégique et aussi pragmatique : poursuivre ce processus dans d’autres scénarios incertains, mais capables de préserver potentiellement le processus bolivarien.

 

Personne n’a toutes les réponses. Personne ne peut garantir qu’une négociation ne sera pas trahie par la partie même qui vous a attaqué. Avec l’impérialisme, on ne sait jamais vraiment. Ce que nous disons, c’est : nous sommes là, nous existons — comme Bolívar l’aurait formulé en 1822 : existons d’abord, afin de pouvoir avancer. Si nous n’existons pas, nous ne pouvons pas avancer. Je ne crois pas que l’avenir du Venezuela soit radieux ou idyllique. Les processus révolutionnaires, dans leurs moments de progression, peuvent faire naître une attente de grand espoir ; dans notre cas, il y a beaucoup de douleur, mais aussi de l’espoir, parce que le pays est toujours debout.

 

Je voudrais conclure en soulignant un point important. Les chiffres ne disent pas tout, mais le Venezuela se redressait économiquement avant le 3 janvier. Je pense que l’agression a également été une sorte de fuite en avant de la part des États-Unis, parce que le Venezuela avait, petit à petit, avec beaucoup de difficultés, réussi à défaire un grand nombre des mesures coercitives imposées contre lui.

 

Si nous pouvons continuer à avancer sur cette voie — encore une fois, dans le cadre d’une négociation inscrite dans une géopolitique mondiale de l’énergie, de la confrontation et de la menace de guerres mondiales —, mais une voie qui nous permette de préserver la paix de notre peuple, la vie de notre peuple et d’obtenir de meilleures conditions pour continuer à construire notre projet politique, alors, dans nos conditions particulières, je pense qu’il s’agit d’une décision responsable. C’est une décision historique, confrontée à des défis et à des issues incertaines.

 

Traduction Bernard Tornare

Source en anglais

La négociation asymétrique du Venezuela avec les États-Unis : une conversation avec William Castillo

Cira Pascual Marquina est une éducatrice populaire de la Pluriversidad Patria Grande, l'initiative éducative de la commune d'El Panal. Elle est également membre du Réseau international de démocratie communautaire. Avec Chris Gilbert, Pascual Marquina est co-auteur de Venezuela, the Present as Struggle : Voices from the Bolivarian Revolution (Monthly Review Press), de la série de livres Resistencia comunal frente al bloqueo Imperialista (Observatorio Venezolano Antibloqueo) et Protagonistas : construcción comunal en tiempos de bloqueo Imperialista (Observatorio et PT). Ils sont également fondateurs et hôtes de l'Escuela de Cuadros.

Traduction réalisée pour diffusion et compréhension du texte original. Les propos et positions exprimés sont ceux de l’auteur initial.

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