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Une année d’injures et de crimes des États-Unis contre le Venezuela s’achève

par Bernard Tornare 1 Janvier 2026, 16:17

Une année d’injures et de crimes des États-Unis contre le Venezuela s’achève
Par Clodovaldo Hernández

L’empire en déclin devient encore plus dangereux

L’offensive contre le Venezuela a été si soutenue et si féroce qu’à ce stade, en cette fin d’année 2025, certains événements survenus plus tôt paraissent lointains, comme s’ils avaient eu lieu il y a bien plus longtemps.

 

Depuis la tentative d’empêcher la prestation de serment du président réélu Nicolás Maduro en janvier, jusqu’aux vols à main armée de pétroliers, toujours d’actualité en ce mois de décembre brûlant, le pouvoir impérial et ses valets locaux n’ont cessé de s’acharner à faire dévier le cours que le Venezuela a choisi, dans l’exercice de son indépendance et de sa souveraineté.

 

Le plan des États-Unis reste le même qu’hier, mais il est désormais accentué par deux facteurs :

1 - le désespoir d’une élite autrefois hégémonique, qui cesse de l’être à une vitesse vertigineuse ;

2 - les traits d’un leadership primitif, sans le moindre respect pour les formes.

 

Un déclin géopolitique manifeste

Au-delà du vacarme de Trump, qui menace le monde entier de tarifs douaniers tout en prétendant être le grand pacificateur de la planète, l’année s’achève pour les États-Unis, sous son commandement, dans une position extrêmement précaire. Il est désormais évident que l’érosion du pouvoir global américain n’est pas un effet passager des gouvernements précédents — comme le clame Trump — mais bien une faille structurelle du système impérial au centre duquel cette nation s’est placée pendant des décennies.

 

Les États-Unis ne sont plus la superpuissance unipolaire qu’ils furent après la désintégration de l’Union soviétique ; ils ne sont plus non plus la Mecque industrielle qu’ils furent durant la majeure partie du XXᵉ siècle ; et même dans leur “arrière-cour”, comme ils ont toujours appelé notre Amérique, ils ne jouissent plus de cette influence politique absolue qu’ils imposaient jadis par la persuasion ou par la force.

 

Trump est revenu au pouvoir avec l’idée de restaurer l’hégémonie américaine sur l’ensemble du globe. Mais il a dû constater, sans doute mieux que personne, que du discours à l’action, il y a un gouffre. Son ambition se heurte à l’essor de puissances économiques émergentes, au premier rang desquelles la Chine, et à la fermeté de la Russie dans son rôle de rival stratégique sur le plan militaire, résolument opposée aux visées expansionnistes de l’OTAN.

 

La faiblesse des États-Unis, tant économique que géopolitique, s’est illustrée dans l’échec des fanfaronnades tarifaires de Trump, dans la prolongation du conflit en Ukraine, dans le discrédit mondial suscité par le génocide à Gaza et — pour notre fierté — dans la résistance héroïque de la République bolivarienne du Venezuela face à toutes les manœuvres et infamies déployées au cours de l’année : blocus maritime criminel assorti d’exécutions extrajudiciaires, provocations et sabotages dans l’espace aérien, attaques de pirates contre des navires marchands.

 

Le déclin de la superpuissance impérialiste mérite d’être célébré. Mais il impose également un renforcement de nos efforts pour la défense nationale. Nous avons face à nous une bête blessée, acculée par ses propres politiques, et qui a choisi de jouer la carte de la violence. Les États-Unis, à l’aube de 2026, sont plus dangereux que jamais.

 

Le leadership particulier de Trump

L’empire américain a toujours été interventionniste et belliqueux, comme le prouve son interminable histoire d’ingérences, d’invasions et de coups d’État fomentés à travers le monde. Mais avec un personnage aussi néfaste que Trump à la Maison-Blanche, l’agression prend des airs de gangstérisme vulgaire et brutal.

 

Le président républicain dirige un courant politique de la pire espèce : suprémaciste, raciste et avide des richesses d’autrui. Dans la bande de Trump pullulent, de surcroît, des ennemis jurés du processus révolutionnaire bolivarien. Qu’est-ce qui aurait pu bien tourner dans un tel scénario ?

 

Les raisons de l’hostilité contre le Venezuela

Trump a braqué une nouvelle fois ses canons sur le Venezuela, comme il l’avait déjà fait durant son premier mandat, pour plusieurs raisons, dont deux principales.

 

La première : dans ce contexte géopolitique défavorable, le Venezuela représente le “mauvais exemple”, la brebis obstinément récalcitrante, qui résiste depuis vingt-sept ans à toutes les formes d’ingérence. Alors que, dans d’autres pays, les forces de droite pro-impérialistes ont réussi à briser les mouvements populaires ou à les diviser, ici, toutes ces tentatives se sont révélées vaines. Pour la clique idéologiquement obtuse qui gouverne les États-Unis, il est prioritaire de châtier cette rébellion et de soumettre le peuple vénézuélien, quitte à recourir aux pires méthodes.

 

La seconde raison est tout aussi évidente : la richesse pétrolière du pays. Les grandes corporations énergétiques américaines la convoitent avidement. Le potentiel vénézuélien dans ce domaine est si gigantesque qu’il éclipse les autres ressources minières du pays, que l’empire en déclin rêve également de piller — sans avoir à les partager avec la Chine, son grand rival, qui l’a déjà surpassé dans tant de domaines technologiques.

 

Dans les derniers jours de l’année, à travers le langage funeste de Trump, la motivation économique impérialiste s’est enfin dévoilée au grand jour : une sorte de réédition de la Doctrine Monroe. Auparavant, durant une année d’injures et de crimes, les États-Unis avaient tenté d’agiter des excuses fallacieuses, comme le prétendu “terrorisme” du Train d’Aragua ou le “cartel des Soleils” du trafic de drogue. Au moins, en ce dernier mois, ils se sont découverts, et symptôme supplémentaire de leur décadence, en sont venus à la piraterie navale pure et simple. Nous verrons bien quelle nouvelle manœuvre ils inaugureront en 2026.

 

Traduction Bernard Tornare

Source en espagnol

Une année d’injures et de crimes des États-Unis contre le Venezuela s’achève

Clodovaldo Hernández est un journaliste et analyste politique vénézuélien. Il a obtenu le Prix Simón Bolivar du journalisme d'opinion 2022.

Il a une expérience dans le domaine de l'enseignement universitaire. Diplômé de l'École de Communication Sociale de l'Université Centrale du Venezuela, spécialiste en Information Internationale (UCV), avec une maîtrise en Sciences Politiques (Université Simón Bolívar).

Traduction réalisée pour diffusion et compréhension du texte original. Les propos et positions exprimés sont ceux de l’auteur initial.

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