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Le Nobel de la honte : María Corina Machado, la paix des tombeaux

par Bernard Tornare 12 Décembre 2025, 17:49

Le Nobel de la honte : María Corina Machado, la paix des tombeaux
Par José A. Amesty Rivera

La nouvelle a fait l’effet d’un coup de tonnerre : María Corina Machado, figure de l’ultradroite vénézuélienne, se verrait attribuer le prix Nobel de la paix. Une décision qui, loin de couronner une militante de la paix, consacre une promotrice de la guerre, de la déstabilisation et de l’ingérence étrangère.

 

Face à cette provocation, il est urgent de rappeler qui est réellement cette femme, et pourquoi sa « paix » n’est rien d’autre qu’une paix des tombeaux.

 

Une carrière de déstabilisation

María Corina Machado ne s’est jamais distinguée par la paix, mais par la violence politique, la manipulation médiatique et la complicité avec les plans d’ingérence des États-Unis.

 

Dès ses débuts, elle s’est engagée dans Súmate, une organisation financée par Washington, dont le but avoué était de promouvoir l’ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela. À travers cette structure, elle a activement contribué au coup d’État de 2002 et au sabotage pétrolier de 2002–2003, qui ont plongé le pays dans le chaos et coûté des vies humaines.

 

En avril 2002, lors de la brève dictature de 48 heures du chef d’entreprise Pedro Carmona, Machado a signé le fameux Décret Carmona, un acte illégal qui dissolvait les pouvoirs publics et jetait les bases d’un régime de répression. Ce décret a servi de fondement à des crimes contre l’humanité : arrestations arbitraires, persécutions politiques, assassinats ciblés.

 

Manipulation, mensonges et théâtre médiatique

Le mensonge fait partie intégrante de son arsenal politique. En 2011, alors qu’elle se présentait comme pré-candidate à la présidence, Machado a organisé un faux attentat à la paroisse 23 de Enero, à Caracas, pour se présenter comme une victime et gagner en visibilité médiatique. Une écoute téléphonique a révélé que l’attaque avait été montée de toutes pièces.

 

Mais ce n’est pas tout. Machado a été l’une des principales instigatrices du plan La Salida (« La Sortie »), orchestré avec Leopoldo López en 2014. Ce plan visait à renverser le gouvernement par la violence de rue, les barricades et les affrontements. Résultat : des dizaines de morts, des civils brûlés vifs, des quartiers transformés en champs de bataille.

 

Elle a encouragé et financé les guarimbas — ces violences urbaines qui ont fait des dizaines de victimes innocentes, dont des jeunes tués par des groupes de choc mobilisés par ses appels à la « résistance ».

 

Appel à l’invasion étrangère

Machado n’a jamais caché son désir d’une intervention militaire étrangère au Venezuela. Depuis des années, elle appelle ouvertement à l’ingérence, à la guerre, au nom d’une « démocratie » qui, dans sa bouche, signifie avant tout le retour de l’ordre oligarchique et la soumission au néocolonialisme.

 

En 2014, alors députée, elle a usurpé le siège de la délégation du Panama à l’Organisation des États Américains (OEA) pour demander l’application de la « Charte démocratique » contre le Venezuela. Un acte de trahison institutionnelle, destiné à légitimer une intervention armée.

 

En 2019, elle a appelé à ce qu’une « force militaire de paix » accompagne l’invasion par Cúcuta, en Colombie, lancée par Juan Guaidó. Ses mots sont restés gravés : « Communauté internationale, il ne suffit pas d’apporter l’aide. Il faut entrer. » Une invitation claire à l’occupation militaire.

 

Sanctions : des missiles contre le peuple

Machado a été l’une des voix les plus virulentes à exiger des sanctions contre le Venezuela. En 2015, elle a publiquement réclamé des mesures coercitives qui, loin d’affaiblir un gouvernement, ont frappé de plein fouet la population : rupture de l’approvisionnement médical, effondrement de l’accès aux médicaments, pénuries alimentaires, effondrement du pouvoir d’achat.

 

Ces sanctions unilatérales, imposées par Washington et ses alliés, ont provoqué une migration économique massive de millions de Vénézuéliens. Machado instrumentalise aujourd’hui cette tragédie, promettant aux migrants un retour au pays, tout en occultant que la cause première de cette crise est précisément les sanctions qu’elle-même a réclamées.

 

Pire encore : elle a soutenu la politique de Donald Trump de criminalisation et de répression des migrants, alignant sa ligne sur celle des plus réactionnaires des États-Unis.

 

Attentats, mercenaires et complots

Les autorités vénézuéliennes ont révélé, à plusieurs reprises, le rôle de Machado dans des complots visant à déstabiliser le pays par la violence.

 

Elle a été citée dans des plans d’attentats à l’explosif contre des lieux publics, dans des projets d’assassinats ciblés de dirigeants politiques, et dans des tentatives de coup d’État par la force.

 

En 2024, après avoir crié à la fraude lors des élections présidentielles, elle aurait été impliquée dans un projet d’attentat contre le complexe hydroélectrique du Guri, visant à plonger le pays dans le noir, comme cela s’était produit en 2019.

 

Elle a également été identifiée comme responsable de l’attentat terroriste contre le complexe gazier Muscar de PDVSA, dans l’État de Monagas, qui produit 80% du gaz du pays. Un acte visant à paralyser l’économie et à créer la panique.

 

Pour mener à bien ces opérations, Machado a noué des alliances avec des mercenaires étrangers, notamment Erik Prince, un ancien chef de Blackwater notoire pour ses projets de magnicide et de guerre privée.

 

Alliée du sionisme et de l’extrême droite mondiale

Machado n’est pas seulement une figure de l’ultradroite vénézuélienne : elle entretient des liens étroits avec les secteurs les plus réactionnaires de la droite internationale. Elle est une alliée avouée du sionisme israélien, responsable du génocide à Gaza, et soutient ouvertement les politiques de répression contre les peuples opprimés.

 

Son réseau s’étend aux milieux néoconservateurs des États-Unis, aux oligarchies latino-américaines et aux forces qui s’opposent aux processus de libération nationale et sociale dans le monde.

 

Une paix des tombeaux

En somme, María Corina Machado n’est pas une pacifiste, mais une promotrice de la guerre, de la déstabilisation et de l’ingérence. Son « pacifisme » est celui des cimetières : une paix qui s’impose par la destruction, la famine, la migration forcée et la mort.

 

Lui attribuer le prix Nobel de la paix, c’est non seulement travestir la réalité, c’est aussi honorer la violence, la trahison et le néocolonialisme.

Sa paix n’est pas celle des vivants. C’est celle des tombeaux.

 

Traduction Bernard Tornare

Source en espagnol

Traduction réalisée pour diffusion et compréhension du texte original. Les propos et positions exprimés sont ceux de l’auteur initial.

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