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Honduras : crise parlementaire et assermentation de dirigeants parallèles

par Bernard Tornare 23 Janvier 2022, 21:15

Congrès national du Honduras

Congrès national du Honduras

Par Jack Bravo

 

Dans le meilleur style de ce qui s'est passé au Venezuela, avec Juan Guiadó à l'Assemblée nationale de 2015, le Honduras a maintenant deux directions parallèles.

 

Le Congrès hondurien a désigné ce dimanche, lors de deux sessions parallèles, les députés Luis Redondo et Jorge Cálix pour diriger son organe de gouvernement pour la période 2022-2026.

 

De ce fait, 48 députés ont élu Luis Redondo, qui était la proposition des partis Libre, Salvador de Honduras et Democracia Cristiana, et qui a l'aval de Xiomara Castro.

 

Pendant ce temps, lors d'une session parallèle, devant 82 législateurs réunis au "Bosques de Zambrano" Club Campestre situé dans la banlieue de Tegucigalpa, la capitale du pays, le député Jorge Cálix, accusé de comploter pour trahir la présidente Castro, a prêté serment.

 

La fracture au sein du Congrès hondurien complique le scénario politique de cette nation d'Amérique centrale, touchée par la pauvreté, le trafic de drogue, la corruption et la crise migratoire.

 

La liesse que le Honduras a connue le 28 novembre avec la victoire écrasante de Xiomara Castro, leader du Partido Libertad y Refundación, appartient au passé.

 

Maintenant, la présidente doit lutter contre la dissidence, la trahison et l'opposition des forces d'extrême droite retranchées dans le corps législatif hondurien.


Xiomara Castro et son mari, l'ancien président Manuel Zelaya, coordinateur général de Libre, ont signé une alliance avec Salvador Nasralla, président du Partido Salvador de Honduras (PSH), dans laquelle il choisirait le candidat à la présidence du Parlement, qui a reçu l'aval de Castro et du coordinateur général de Libre.

 

Le banc législatif de Libre était composé de 50 députés sur les 128 que compte le Congrès, il n'en compte plus que 32.

 

Ce rapport de force les laisse en minorité pour soutenir le programme législatif de Xiomara Castro, axé sur la promotion de changements profonds au Honduras.

 

Les médias locaux rapportent qu'en raison de la nouvelle crise politique au Honduras, Xiomara Castro n'a pas pu prêter serment devant le Parlement ; la loi prévoit qu'elle pourra le faire devant la Cour suprême, avec une majorité de magistrats du Parti national. Si cela n'est pas possible, une troisième option serait de saisir un juge.

 

Après les incidents survenus vendredi au Parlement, le président Castro a annoncé qu'elle prêterait serment en tant que présidente le 27 janvier devant un juge civil.

 

Le nouveau parlement hondurien doit être installé le mardi 25 janvier.

 

Pendant ce temps, les partisans de Castro restent en veille permanente et mobilisés pour empêcher les actions qui cherchent à générer la confusion et l'instabilité dans le pays.

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol

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