Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Trump ne pourra pas gérer le Venezuela

par Bernard Tornare 23 Avril 2020, 17:40

Trump ne pourra pas gérer le Venezuela
Par Carlos Aznárez

 

Une fois de plus, l'impudence de Donald Trump fait rage contre le Venezuela bolivarien. En réalité, la grande obsession de l'ultra-millionnaire suprémaciste blanc qui gouverne mal les États-Unis s'appelle Nicolas Maduro. C'est contre lui fondamentalement et contre d'autres hauts fonctionnaires qu'il a maintenant pointé toutes ses armes, croyant que le gouvernement révolutionnaire peut être intimidé par sa bravade. S'il était déjà ridicule, s'il n'était pas douloureux par ses conséquences, cette première sanction décrétée par Obama accusant le Venezuela d'être "un danger pour la sécurité des Etats-Unis", que dire de ce dernier canular du duo Trump-Mike Pompe, utilisant comme prétexte à l'agression, que Maduro et son gouvernement sont accusés de "narco-terrorisme, trafic d'armes, blanchiment d'argent et corruption".

 

Trump est agacé par l'énorme leadership de Maduro, tout comme Bush s'est tapé la tête contre le mur mille fois en cherchant la formule pour attaquer l'éternel commandant Hugo Chávez. La figure présidentielle américaine actuelle n'est pas différente de celle des derniers présidents américains : despotique, guerrière, génocidaire, ignorante, jusqu'à ne pas pouvoir faire de politique si ce n'est en comptant sur la ressource des armes, des invasions, des impositions autoritaires, des politiques dévastatrices, de la corruption à grande échelle.

 

En revanche, Chávez et Maduro représentent le contraire et c'est pourquoi ils avaient et ont toujours le soutien inconditionnel de leur peuple. Le fait de dire Chavez, dans la patrie bolivarienne et aussi dans Notre Amérique, c'est exprimer les plus grandes exigences auxquelles des millions de Vénézuéliens ont aspiré et pour lesquelles ils se sont battus pendant des années. De l'alphabétisation à la récupération de l'estime de soi à tous les niveaux.

 

Le fait de dire Maduro, c'est la continuité déclarée et loyale de ces mêmes drapeaux, l'homme qui a porté sur son épaule "la mère de toutes les responsabilités" et qui tente de les assumer avec toute la dignité et la solvabilité nécessaires malgré les agressions de l'intérieur et de l'extérieur.

 

C'est pourquoi l'Empire l'a choisi, lui et Diosdado Cabello, comme "interlocuteurs" pour éliminer d'abord, puis s'approprier les richesses du pays, ce que Trump aimerait bien voir à court terme. Mais il a tort du début à la fin, car chaque fois qu'il a essayé de générer une déstabilisation au Venezuela, il a dû battre en retraite, perdant ses petites batailles et étant même gêné parmi ses propres troupes. Il a dérapé avec l'exécrable Groupe de Lima, a encore perdu du terrain lorsqu'il a tenté d'envahir le pays des Caraïbes avec le consentement de la marionnette qu'est le secrétaire de l'OEA, et est encore laissé pour compte lorsqu'il continue de parier sur un criminel comme Juan Guaidó. Comment Trump va maudire ses "gars" de la CIA qui ont recommandé ses pions colombiens Iván Duque et son manager Uribe Vélez. Ils ont tous deux tenté (d'innombrables fois) de motoriser les invasions des paramilitaires liées au trafic de drogue (comme Los Rastrojos et d'autres comme eux) et ont toujours eu le dessus. Si le rôle qu'ils ont joué dans "l'acheminement de l'aide humanitaire" (où ils ont rassemblé les membres les plus éminents de la droite continentale) n'était pas suffisant, lorsque les milices populaires et les Gardes nationaux bolivariens les ont arrêtés sur les ponts qui bordent Cúcuta, aujourd'hui ils viennent de déraper et ont tenté d'entrer (par l'intermédiaire d'un soldat traître comme Cliver Alcalá, qu'ils ont également mis sur la liste des personnes sanctionnées) dans un groupe de commandos armés pour assassiner et faire peur à la population. Et ils l'ont fait, profitant du moment où la quarantaine obligatoire a été déclarée, où le Venezuela donne un exemple de la manière d'affronter la guerre bactériologique dans laquelle la CIA et les amis épimédiologues de Trump sont sûrement aussi impliqués jusqu'au cou.

 

Battu en interne par les manigances orchestrées pour contrôler le virus qui frappe sa propre population et par l'énorme discrédit d'un système de santé publique quasi inexistant (à Yanquilandia, les riches seront sauvés grâce à leurs cliniques privées et les autres, surtout les plus humbles, seront sérieusement exposés à la maladie), Trump tente de s'enfuir en utilisant Maduro et le Venezuela comme prétexte.

 

Avec l'aide de Pompeo, qui semble penser qu'il est un cow-boy de quelque mauvais film dans son pays, ils proposent une récompense de 15 millions pour "arrêter" le président légitime du Venezuela. Mais que pensent-ils de cette bande de terroristes d'État, avec ces nouvelles menaces ? Pensent-ils que le peuple bolivarien admettra docilement une telle "proposition" ? Imaginent-ils que le reste des combattants de la "Patria Grande" restera les bras croisés face à un tel mépris pour notre continent, qui n'est pas et ne sera jamais leur arrière-cour ?

 

Non, Trump va encore grogner, car le Venezuela n'est pas à vendre et il a généré un concept auquel ses ennemis internes et externes ne pourront jamais aspirer, ils ont une alliance civilo-militaire d'une telle importance qu'elle servira non seulement à reproduire toute agression par n'importe quel moyen, mais maintenant, alors que le monde entier vit un moment grave et douloureux, ce noble pays est avec Cuba l'exemple latino-américain le plus puissant d'autodéfense populaire contre le virus mais aussi contre l'arrogance impérialiste, qui ne sont pas les mêmes mais qui sont similaires en termes de destruction.

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol

 

Cette traduction peut être librement reproduite. Merci de respecter son intégrité et d'en mentionner  le traducteur, l'auteur et le blog Hugo Chavez.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page