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Venezuela: les 7 points forts entre Maduro et Correa

par Bernard Tornare 21 Septembre 2019, 13:42

Venezuela: les 7 points forts entre Maduro et Correa

Titre original : 7 contundencias entre Maduro y Correa

 

Par VTactual

 

Dans quelle mesure le blocus économique affecte-t-il le gouvernement de Maduro et son peuple et dans quelle mesure la grave situation vénézuélienne relève-t-elle de la responsabilité du gouvernement ? Une promenade honnête à travers ces questions et d'autres questions franches a été le résultat de la conversation entre Rafael Correa et Nicolas Maduro sur l'émission de télévision équatorienne "Conversando con Correa".

 

Lors d'une des rares occasions où la presse internationale a donné place à la version officielle du gouvernement de Caracas, le président vénézuélien a eu l'occasion d'expliquer l'ampleur du blocus et la réalité que peu de gens montrent sur la question du Venezuela. VTactual passe en revue les 7 points les plus importants abordés dans cette conversation.

 

7.  L'embargo sur l'information
 

Avant l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez, les médias locaux et internationaux ont commencé un black-out d'information. L'idée n'était pas de montrer des informations positives sur ce qui se passait au Venezuela. Avec Nicolas Maduro au pouvoir, la situation s'est aggravée et les consortiums de presse ont coordonné une attaque avec les dirigeants politiques internationaux pour isoler le pays. Le président Maduro a dit dans l'interview qu'"il y a un Venezuela médiatique, un Venezuela de manipulation mondiale et il y a un vrai Venezuela,  que vous pouvez voir et y voyager.

 

6. Gouverner sans Chavez
Venezuela: les 7 points forts entre Maduro et Correa

Le président Maduro a reconnu que l'une des premières pierres d'achoppement de son gouvernement était de gouverner sans la présence d'Hugo Chavez. Il a reconnu que sa perte a été "un très grand coup" et qu'à partir de ce moment, "les ennemis internes, mais surtout la puissance impériale des Etats-Unis, ont commencé à projeter un ensemble de préparations pour remplacer le chavisme.

 

5. Le blocus de Trump

 

Les agressions par des pressions économiques des Etats-Unis contre le Venezuela proviennent du mandat d'Hugo Chavez. Mais c'est Barack Obama qui a durci la mesure en qualifiant le pays de "menace inhabituelle et extraordinaire". #DonaldTrump a porté l'attaque à des niveaux inhabituels avec le blocus du commerce du pétrole vénézuélien, l'embargo sur les biens des Etats- Unis et les sanctions qui sont prolongées au gré de Washington. "La guerre avec Washington, surtout au cours des deux dernières années de Trump, a eu un effet dévastateur sur la stabilité sociale et la vie des gens ", a reconnu Maduro dans l'interview.

 

4. La migration vénézuélienne
 
Venezuela: les 7 points forts entre Maduro et Correa

Le phénomène de la migration vénézuélienne est un fait largement médiatisé, d'où une flambée xénophobe inhabituelle contre ce peuple dans les pays de la région. Interrogé par Correa sur ce point, Maduro a dit que " beaucoup de mensonges ont été racontés sur ce point". Il a été dit que trois ou quatre millions sont partis. Nous avons nos chiffres, et au cours des trois dernières années, entre 300 000 et 700 000 Vénézuéliens sont partis. Je dis que les raisons de ce phénomène sont dues aux niveaux de tension et d'agressivité subis par la population.

 

3. La résistance aux agressions

 

Dans la conversation télévisée, Maduro a reconnu que le pays vit "la persécution de l'empire américain... Nous avons été confisqués". "Le Venezuela n'a pas de sanctions, il a des agressions, a dit Maduro, qui a accusé le président américain de haïr tout le peuple latino-américain. "Je le compare à l'époque d'Hitler," dit-il.

 

2. La dépendance au pétrole
 
Venezuela: les 7 points forts entre Maduro et Correa

Plusieurs gouvernements vénézuéliens ont toujours eu pour tâche de surmonter leur dépendance à l'égard du pétrole. Mais au milieu du blocus de Washington et de ses alliés contre le Venezuela, la situation est catastrophique car le pays n'a pratiquement aucun autre revenu. Maduro a proposé de surmonter l'économie des rentiers, mais cela n'a pas été une tâche facile. L'ancien président équatorien Rafael Correa a réfléchi : "Imaginez un pays qui ne peut pas vendre son produit principal, le pétrole, et que s'il pouvait le vendre et avait une certaine monnaie, avec laquelle il ne peut rien acheter, car il ne peut pas utiliser le système financier international".

 

1. L'étrange dictature

 

20 ans de révolution, 25 élections, 23 remportées par le chavisme. Ces chiffres semblent convaincants lorsqu'il s'agit d'évaluer le caractère démocratique de la gouvernance du Venezuela. Cependant, c'est précisément l'une des questions les plus contestées par le gouvernement de Caracas. Ils nous disent qu'au Venezuela, il n'y a pas de démocratie, que vous êtes un " usurpateur ", a provoqué Correa, à laquelle Maduro a répondu : " Tout le monde a la liberté d'expression, ils ont le droit de se ridiculiser, mais le plus extraordinaire est que [Juan Guaido] fut reconnu par des dizaines de pays, à commencer par les Etats-Unis, parce qu'ils n'aimaient pas le système politique vénézuélien, conséquence des élections ".

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol

 

Cette traduction peut être librement reproduite à condition de respecter son intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur et le blog Hugo Chavez. 

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