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Venezuela: oncle Bolton

par Bernard Tornare 21 Décembre 2018, 16:26

Le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, écoute le président Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche. (Nicholas Kamm / AFP / Getty Images)

Le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, écoute le président Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche. (Nicholas Kamm / AFP / Getty Images)

Par Richard Canán

 

Ce personnage malfaisant a une fois de plus déclenché les menaces contre le Venezuela, déclenchant les angoisses et les inquiétudes dans la région, principalement à cause du tumulte de la faune néo-fasciste ultraconservatrice et réactionnaire, qui est probablement encline à utiliser ses méthodes de violence et de destruction sans aucune considération.

 

Toutes les précautions ne sont pas vaines. Le gouvernement Trump a pleinement démontré qu'il est le plus irresponsable, le plus dangereux et le plus incompétent de l'histoire récente de ce pays. Par ses propres mérites (de la maladresse et encore plus de maladresse), Trump va tout droit et sans contrôle, vers une catastrophe. Dans son avenir immédiat, on ne voit que la terrible tendance au sinistre.

 

Oncle Bolton (qui ressemble à un sombre fantôme et satanique) est le nouvel émissaire de la mort, un autre macabre garçon de courses envoyé par Trump. Ce type est très dangereux, car derrière son image candide se cache un personnage entièrement dédié à l'intrigue et à la manipulation. Il suffit de voir toutes les instances et organismes où il a travaillé.

 

Oncle Bolton est un vrai Faucon d'extrême droite américain. Son curriculum vitae montre son caractère guerrier, enclin à l'interventionnisme militaire et à l'esprit impérial américain défendant le Destin Manifeste ; absurdité créée par l'arrogance des loges conservatrices pour justifier leurs crimes de "guerres préventives", balayant tout sur leur passage dans des pays non subordonnés à leurs intérêts. Il a été lié à des groupes d'extrême droite tels que la National Rifle Association, l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), l'American Enterprise Institute (dont la "mission louable" est de "défendre les principes et améliorer les institutions de la liberté américaine et le capitalisme démocratique : (gouvernement limité, entreprise privée, liberté et responsabilité individuelles, politique de défense et politique étrangère en vigueur et efficace"), ou le Projet pour le Nouveau Siècle américain (organisation créée pour promouvoir "le leadership mondial des Etats-Unis", avec l'objectif désintéressé de réaliser "la domination militaire et économique suprême de la Terre, de l'espace et du cyberespace"). Presque rien.

 

Bolton occupe temporairement le poste de conseiller en matière de sécurité nationale auprès du gouvernement en pleine effervescence du déséquilibré Trump. N'oublions pas que l'ensemble de la masse salariale de la Maison-Blanche n'a rien à voir avec un taux de roulement élevé, car travailler avec Trump est un emploi à haut risque. Il est donc fort probable qu'il ne sera plus là le 10 janvier prochain, date fixée par l'extrême droite pour déclencher l'apocalypse contre le pays. Ils vivent encore de rêves et d'oiseaux en gestation.

 


Mais oncle Bolton n'a pas été piégé par Trump. Non. Il était déjà victime de ses propres crimes et atrocités commis dans d'autres administrations républicaines. On se souvient surtout de lui comme du commanditaire de l'invasion de l'Irak en 2003, construisant le mensonge historique des armes de destruction massive qui n'est jamais apparu. Quinze ans plus tard, les Etats-Unis s'étouffent toujours dans les sables du désert irakien. Toutefois, cela n'empêche pas Bolton et Trump de brandir la hache de guerre, menaçant la moitié de la planète. Sa " politique étrangère agressive " inclut le blocus unilatéral et la menace militaire contre l'Iran, ignorant tous les traités signés par l'administration Obama. Elle menace également la Corée du Nord chaque semaine malgré ses immenses efforts pour parvenir à la paix. Ce sont les mêmes faucons qui n'ont pas épargné les expressions de mépris à l'égard de leurs "partenaires" commerciaux et militaires au sein du G7 et de l'OTAN. Pure arrogance impériale.

 


Oncle Bolton a dévoilé ses plans contre le Venezuela, qu'il accuse de faire partie de la "troïka de la tyrannie" aux côtés de Cuba l'héroïque, qui a résisté pendant 58 ans au blocus, aux invasions militaires et aux attaques terroristes; et du Nicaragua sandiniste, qui a dû faire face à une guerre civile, dont les "contre" étaient entièrement financés, formés et armés par le gouvernement assassin des Etats-Unis. Immoral.

 


C'est le programme que Bolton veut que le Venezuela crée les conditions d'instabilité qui favorisent ou facilitent un coup d'Etat, une solution violente pour renverser le gouvernement bolivarien. Tous ses plans antérieurs ont échoué (Guarimbas, attentats terroristes, blocus financier et économique, assassinat, etc.) L'intervention militaire est ce qui résonne le plus dans son agenda. Pour ce faire, elle compte sur la collaboration déterminée des gouvernements néofascistes, principalement deux de ses laquais de la région, la Colombie et le Brésil, qui n'auront aucun scrupule à générer des actions militaires et des escarmouches qui justifient l'intervention " salvatrice " de l'empire nord-américain.

 


Face à cette menace, notre ministère des Affaires étrangères a réagi avec force, vigueur et souveraineté (13-12-2018) : "Le Gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela réitère de manière responsable devant la communauté internationale la dénonciation faite hier par le Président Nicolas Maduro Moros, faisant référence aux informations graves reçues par des sources fiables de renseignements, qui incitent le Conseiller national du Gouvernement des Etats-unis pour la sécurité John Bolton, de planifier les opérations et actions de force à caractère illicite et terroriste, notamment l'assassinat du Président constitutionnel, la chute du gouvernement légitime et l'institution d'un conseil du Gouvernement transitoire par une opération d'intervention directe au Venezuela".

 


Face aux nouvelles menaces, nous défendrons notre indépendance, notre souveraineté et notre droit à vivre en paix avec le peuple.

 


Traduction Bernard Tornare

 


Source en espagnol
 

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