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Venezuela: Qui sont les colectivos vénézuéliens pro-Maduro?

par Bernard Tornare 7 Avril 2019, 11:34

Venezuela: Qui sont les colectivos vénézuéliens pro-Maduro?

Titre original: ‘The militia is all of us’: Who are Venezuela’s pro-Maduro ‘colectivos,’ so demonized by the West?

 

Par Staff Writers / RT

 

Depuis que les Etats-Unis ont reconnu le futur chef du coup d'Etat vénézuélien, les militants pro-gouvernementaux se sont préparés à une éventuelle intervention militaire. Depuis des années, les médias occidentaux les présentent comme des voyous de la dictature.

 


Les soi-disant "colectivos" ont attiré l'attention des médias occidentaux vers 2011, dépeints comme des gangs sanctionnés par le gouvernement qui sont autorisés à commettre des crimes dans leur quartier en toute impunité tant qu'ils servent de justiciers contre l'opposition.

 

 

Le terme vient d'une époque beaucoup plus ancienne, dans les années 1960, où il était utilisé pour décrire des groupes d'action politique locaux auto-organisés qui se regroupaient pour diverses causes. Une tribu indigène s'opposant à l'exploitation forestière sur ses terres ancestrales, une station de radio locale volontaire pour discuter de la politique locale, ou un syndicat ad hoc négociant de meilleures conditions de travail sont autant d'exemples de colectivos.

 

 

Le gouvernement d'Hugo Chavez a trouvé des alliés naturels dans les collectifs issus des communautés les plus pauvres, qui ont fait l'objet de divers programmes d'éradication de la pauvreté, d'éducation de base et de santé. Grâce à leur expérience de l'action collective et du réseautage, ces groupes se sont intégrés à la société vénézuélienne et ont servi d'organisateurs bénévoles pour les élections. Aujourd'hui, le gouvernement prétend que 1,6 million de personnes, soit un Vénézuélien sur 20, sont membres de colectivos.
 

Le réalisateur de courts documentaires de Ruptly, Redfish, s'est entretenu avec des membres de certains de ces groupes, leur demandant ce qui les avait incités à se joindre à eux et ce qu'ils avaient tiré de leur décision. Les gens ont parlé d'autonomisation, de politique et, oui, de violence. Ils s'entraînent à utiliser des armes et à se préparer à une insurrection, au cas où les Etats-Unis répondraient à leur menace d'invasion militaire.

 

"La milice, c'est nous tous. C'est le peuple ", a dit un membre du collectif. "Ça ne devrait pas être tabou de dire ça."

 

Regardez le rapport pour en savoir plus.

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en anglais

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