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Venezuela : la tragédie qui n'a pas eu lieu

par Bernard Tornare 7 Août 2018, 20:55

Le peuple vénézuélien est descendu dans les rues de Caracas pour soutenir le président Nicolás Maduro -  Photo: AVN

Le peuple vénézuélien est descendu dans les rues de Caracas pour soutenir le président Nicolás Maduro - Photo: AVN

Par Manuel Cabieses Donoso 

 

L'échec de la tentative de plonger le Venezuela dans un bain de sang devrait amener les gouvernements pro-américains d'Amérique latine à réfléchir sur les conséquences de la politique criminelle du schizophrène Donald Trump envers le Venezuela pour leurs pays.
                           

Si l'attentat terroriste du 4 août à Caracas avait été un succès, il aurait laissé l'État vénézuélien sans tête, plongeant le pays dans le chaos de la vengeance et de la colère de masse.        


Non seulement le président Nicolás Maduro aurait été tué. La cible n'était pas seulement la sienne. Dans les tribunes de l'Avenue Bolívar, participant à la cérémonie de célébration de la Garde nationale bolivarienne, se trouvaient également l'épouse de Maduro et les plus hautes autorités de la république, y compris les hauts gradés des forces armées. Le massacre des dirigeants civils et militaires du pays aurait peut-être provoqué une catastrophe sociale. La provocation brutale aurait déclenché la colère d'un peuple qui souffre depuis 20 ans du harcèlement international mené par l'empire et de la séditieuse conspiration de l'ultra-droite. Le "bogotazo" (1) de 1948, lorsque l'oligarchie colombienne et la CIA assassinèrent le leader progressiste Jorge Eliécer Gaitán, serait un pâle antécédent de la tragédie qui a maintenant été tentée au Venezuela. Ce n'était pas seulement l'assassinat du président Maduro qui était prévu. Les auteurs intellectuels et matériels de l'attaque savaient qu'en dirigeant deux ou plusieurs drones chargés d'explosifs plastiques C4 vers la tribune présidentielle, ils causeraient la mort d'un très grand nombre de personnes, y compris les plus hauts responsables civils et militaires de l'État. Il serait impossible qu'une attaque terroriste de cette ampleur ne provoque pas une réaction de colère de la population et des forces armées.


La tragédie qui a été tentée au Venezuela devrait servir d'avertissement quant à la nature et aux objectifs des ennemis de la Révolution bolivarienne. Ce sont des criminels qui sont prêts à faire n'importe quoi.


L'alliance des forces armées populaires, constituée par le président Hugo Chávez et qui reste forte au sein du gouvernement du président Nicolas Maduro, est la garantie fondamentale de la paix et de la justice au Venezuela. C'est clair pour les Vénézuéliens, mais il est également nécessaire que les gouvernements d'Amérique latine qui se sont laissés manipuler par le grand vautour du Nord l'assument. Surtout le groupe dit de Lima, dans lequel le gouvernement de la présidente Michelle Bachelet et la "Nouvelle Majorité" se sont embarqués au Chili. Ce gang - dans lequel le gouvernement de Sebastián Piñera continue - se dégonfle en raison du retrait annoncé par le nouveau gouvernement du Mexique et des graves conflits sociaux et politiques auxquels sont confrontés les gouvernements du Brésil et de l'Argentine.


L'échec de la tentative de plonger le Venezuela dans un bain de sang devrait amener les gouvernements pro-américains d'Amérique latine à réfléchir sur les conséquences de la politique criminelle du schizophrène Donald Trump envers le Venezuela pour leurs pays.


Mais surtout, les secteurs les plus sensibles (s'il y en a) de l'opposition vénézuélienne devraient se rendre compte que chaque action de son extrême droite, depuis les "guarimbas" et le pillage jusqu'aux tentatives de coup d'État et aux actes de terrorisme, ne fait que renforcer la Révolution bolivarienne. C'est l'équilibre laissé par cette tentative d'assassinat du président Maduro et du haut commandement des forces armées. Il prouve, une fois de plus dans l'histoire, qu'un peuple avec une armée forme une alliance invincible.

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol

 

(1) « El Bogotazo » est une période de protestations, de désordre et de répression en Colombie qui a suivi l’assassinat, le 9 avril 1948, du chef du Parti libéral colombien, Jorge Eliécer Gaitán. Wikipédia

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