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La conjuration contre le Venezuela

par Bernard Tornare 14 Mai 2018, 12:42

La conjuration contre le Venezuela
Par Adán Chávez Frías

 

Nous sommes dans la semaine décisive pour le processus électoral du 20 mai, au cours de laquelle nous réaffirmerons le caractère profondément démocratique de la révolution bolivarienne. Dans la dernière étape de cette intense campagne, nous observons la volonté incontestable du peuple vénézuélien d'exercer son droit de vote comme outil de recherche de solutions dans la situation actuelle.


La majorité de la population est consciente de l'importance de ces élections dans lesquelles l'avenir du pays est en jeu, de la possibilité de développement économique dans les décennies à venir et de la stabilité politique de la nation.


Ces derniers jours, cependant, les menaces des États-Unis et de ses alliés contre notre système démocratique se sont également intensifiées. Lundi dernier, le vice-président américain Mike Pence a prononcé un discours agressif à l'Organisation des États américains (OEA) dans lequel il a appelé à l'expulsion du Venezuela de l'organisation, à des sanctions communes pour notre pays et à la formation d'un groupe de pression politique et financière pour renverser le président Nicolás Maduro. Il n'est pas surprenant que la première chose que la Maison-Blanche exige est la suspension des élections présidentielles du 20 mai.


Et il a peur, paniqué, face au peuple vénézuélien. Ils savent que la continuité du projet socialiste bolivarien sera décidée lors des élections ; ils savent que le Venezuela continuera d'être un point de référence devant le monde pour la résistance et la lutte anticapitaliste et anti-impérialiste.


Dans ce contexte, la réunion du Groupe dit de Lima démontrera la conspiration internationale de la droite du continent contre la démocratie vénézuélienne.


Cette faction de gouvernements pro-impérialistes, composée de l'Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Guatemala, du Guyana, du Honduras, du Mexique, du Panama, du Paraguay, du Pérou et de Sainte-Lucie, tentera de saboter le processus électoral du 20 mai en criminalisant le sommet du gouvernement, les dirigeants bolivariens et l'État vénézuélien.


Ce groupe mal nommé devrait être catalogué comme le cartel trumpiste de la restauration néolibérale en Amérique latine. Pour ne citer que quelques exemples, très nombreux, de la façon dont le Brésil, le Mexique, le Pérou ou la Colombie peuvent remettre en question la démocratie vénézuélienne.


Est-ce que vous oubliez qu'en Colombie, également quelques jours avant les élections présidentielles, l'ONU est préoccupée par l'augmentation du nombre de meurtres de dirigeants sociaux en 2017 et jusqu'à présent cette année ? Ne savent-ils pas qu'au Mexique, plus de 80 candidats à la mairie ont démissionné pour les élections du 1er juillet par crainte d'être victimes d'assassinats politiques et que le candidat de à la mairie de Guanajuato, José Remedios Aguirre, a été assassiné samedi ? Ces pays sont-ils ceux qui enseigneront au Venezuela la transparence et les garanties dans un processus électoral ?


Comme l'ont réitéré les fonctionnaires et les conseillers de l'administration Trump, les États-Unis ne veulent pas d'une solution constitutionnelle et démocratique à la situation complexe que traverse notre pays.


 La Maison-Blanche continue de parier sur un coup d'État, comme l'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies (ONU), Nikki Haley, qui a assuré lors de son discours au Conseil des Amériques à Washington qu'"il est temps pour Maduro de partir", les sénateurs républicains Juan Cruz et Roger Noriega, qui tentent d'impliquer nos forces militaires dans une prétendue "solution à la crise vénézuélienne", l'ont déclaré ouvertement.


Cette position de Washington est un signe dangereux et négatif pour toute la région, car le Département d'Etat, dans sa réédition de la Doctrine Monroe, avec la CIA comme agence d'exécution, tente de mettre en pratique un nouveau Plan Condor pour réimposer le néolibéralisme économique dans le sang et le feu.


On est sûrs qu'ils n'y arriveront pas. Nos peuples ne reculeront pas et ne cèderont pas aux gains obtenus par plus d'une décennie de gouvernements progressistes et de gauche. Nous mènerons la bataille dans n'importe quel scénario, mais surtout, nous défendrons notre droit à la paix, à la souveraineté et à la démocratie.


On ne peut pas laisser tomber notre garde ici. L'intelligence et l'organisation populaire doivent être attentifs à l'appel que l'ambassade gringo à Caracas a lancé à ses concitoyens pour qu'ils soient attentifs à d'éventuels événements violents avant et après le 20 mai. Une guerre annoncée ne tue pas les soldats. Nous ne permettrons aucune provocation qui pourrait entraver ou compromettre les élections de dimanche prochain.


La première étape de cette stratégie consiste à vérifier et revérifier les mécanismes déjà déployés : nous devons assurer une mobilisation parfaite pour une autre victoire parfaite. Que personne ne soit laissé sans vote!


Il faut être rigoureux, constant, précis; il faut utiliser le calcul, l'analyse, les statistiques. Rien ne peut être laissé au hasard. Nous perfectionnons également notre méthode de combat dans cette bataille décisive entre la vie et la prospérité du pays, ou notre soumission et notre dévouement en tant que pays.


Dans ces derniers jours, nous devons, avec l'artillerie de la pensée, avec la vérité révolutionnaire, faire pencher la balance vers notre option en cherchant jusqu'au dernier vote de chaque chaviste. Ensemble, nous gagnerons !


Avec Chavez Toujours !


Tous avec Maduro !


Vive la Patrie de Bolívar et de Chavez !


Traduction Bernard Tornare


Source en espanol
 

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