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Un peuple informé est un pouvoir colossal.

par Bernard Tornare 25 Avril 2018, 12:15

Ilka Oliva Corado

Ilka Oliva Corado

Par Nilka Oliva Corado

 

Les médias institutionnels ont l'argent et le pouvoir de manipuler n'importe quel type d'information, parce qu'ils correspondent à des intérêts oligarchiques : celui des bandes criminelles qui font du système la chaîne qui asservit les peuples et enrichit les laquais. 


 
Ces médias ont d'innombrables visages, apparences et personnalités, une caisse de résonance qui apparaît souvent comme la douce mélodie de la fantaisie, gardant une grande partie de la société dans une bulle de confort et d'ignorance. Parce qu'un peuple mal informé est un festin pour la faim des laquais. 

 

Des médias qui diffusent massivement et méticuleusement de la désinformation sous couvert de vérités et de réalités, qui cachent la cruauté des gouvernements qui se sont prosternés aux pieds du maître, pour recevoir des restes en échange de l'oppression de leurs peuples. 

 

Ces médias peuvent avoir l'argent et le pouvoir, les tentacules pour manœuvrer comme bon leur semble dans l'imaginaire collectif : à la télévision, dans la presse et à la radio et encore plus sur la plate-forme des réseaux sociaux.   Mais ils n'ont pas la voix, le cœur et la dignité des peuples enflammés qui cherchent leur liberté; et un peuple informé est l'arme la plus puissante au monde, c'est pourquoi l'investissement dans la désinformation vaut des millions.

 

Les gens doivent être attentifs et éveillés à ce type d'engourdissement amnésique, qui cherche à les maintenir sous sédatifs et déconnectés de la réalité, comme stratégies de domination de masse. 

 

Les citoyens ont l'obligation individuelle et collective de questionner, d'enquêter, de lire, de diffuser et de partager l'information encore et encore de différentes manières, afin que la mémoire historique ne puisse être effacée d'un seul trait de plume et que la mémoire individuelle et collective devienne l'axe central de la résistance des peuples qui refusent de se laisser tromper et piétiner. 

 

C'est un minimum d'effort, c'est l'estime de soi, c'est la solidarité, c'est une conséquence politique et humaine, c'est une stratégie de résistance, c'est une stratégie d'autonomisation collective, c'est passer le relais, ce n'est pas se résigner, ce n'est pas abandonner ses bras, c'est continuer à marcher.  

 

Les peuples du monde ne sont pas encore vaincus, ils veulent nous faire croire que nous le sommes, mais ils n'ont pas encore réussi à éteindre le feu de nos âmes qui maintient les braises de la dignité de nos racines ancestrales et les rêves de nos aînés. 

 

C'est un minimum d'effort, c'est faire confiance à la capacité de compréhension de la lecture et de formuler sa propre analyse, ce qui représente une opportunité de résistance, des nombreuses opportunités qu'un peuple est capable de créer avec son ingéniosité, son amour, sa culture, sa loyauté et ses racines millénaires. 

 

C'est un effort minimal pour rester éveillé, pour sortir et trouver l'aube, parce qu'elle vient toujours, même s'ils veulent nous faire croire que la nuit et son obscurité dense est une ode à l'impunité, mais c'est seulement la force qui nous nourrit pour faire face à la lumière du nouveau jour.

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol
 

Ilka Oliva Corado 
 

Écrivaine et poète. Ilka Oliva Corado est née à Comapa dans le Département de Jutiapa au Guatemala, le 8 août 1979. Elle a obtenu son diplôme de professeur d'éducation physique et est ensuite devenue arbitre de football professionnel. Elle a étudié la psychologie à l'Université de San Carlos au Guatemala, une carrière interrompue par sa décision d'émigrer aux États-Unis en 2003, un voyage qu'elle a fait en tant qu'immigrante sans papiers traversant le désert de Sonora dans l'état de l'Arizona. Elle est l'auteur de quatre livres.

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