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Hugo Chavez et la démocratie

par Bernard Tornare 13 Octobre 2010, 11:04

Avant Hugo Chavez, la majorité des vénézuéliens considéraient que leur pays était sous l'emprise d'une dictature déguisée en démocratie. Maintenant, cette même majorité estime bénéficier d'une démocratie de meilleure qualité. Ce qu'ils appellent une "démocratie participative".

"Représentative", "participative":quelle différence? Avec la démocratie participative, le peuple participe aux décisions qui le concernent. Si les richesses du pays doivent appartenir au peuple, c'est à lui de décider, tous les jours, comment on va les utiliser. Le gouvernement met à disposition du peuple des moyens pour réaliser des projets concrets au sein des communautés. Ce sont donc les gens de la base, pas l'administration, qui doivent prendre les choses en mains et décider quels choix concrets, quelles priorités, comment sensibiliser la population tout ça avec l'aide de la compagnie pétrolière publique (PDVSA).

Avant, au Venezuela, c'était comme chez nous en Europe: on va voter tous les quatre ou cinq ans (en Suisse il existe, aussi le référendum populaire) et puis les élus ne consultent pas les gens et font passer des lois dont ils n'avaient jamais parlé et dont personne ne veut. Nous en avons eu plein d'exemples ces dernières années. Nous connaissons que trop bien ce type de démocratie représentative. Elle est élitiste.

Au Venezuela, une mesure très simple a été prise: la Constitution prévoit la possibilité pour la population de demander un référendum révocatoire à mi-mandat pour n'importe quel élu, même le président. Ca représente donc un sacré contrôle. On peut donc affirmer que le Venezuela, quoique puisse en dire nos médias, est un des pays les plus démocratique au monde.

Le problème de l'Amérique latine est le même partout. C'est un record mondial d'écarts riches-pauvres. La conséquence du pillage colonial, puis du pillage par les multinationales. Donc la solution d'Hugo Chavez est exportable dans tout ce continent. Oui, défendre le Venezuela, c'est défendre le droit à l'alternative. C'est défendre notre avenir à nous aussi et pas seulement pour le tiers-monde. Ce que propose le Venezuela est applicable partout. Ce n'est pas seulement une question de pétrole. La question primordiale est: "Au service de qui veut-on faire tourner l'économie d'un pays?

"Oui, ça nous concerne tous! Le Venezuela est en train d'expérimenter, de vivre une solution dont nous allons avoir besoin. Faudra-t-il attendre qu'il y ait 50% de pauvres en Europe? Aux Etats-Unis il y a déjà quarante millions de personnes qui vivent au dessous du seuil de pauvreté. Défendons leur expérience, apprenons d'eux, pensons à notre avenir et à celui de nos enfants. Pour cela, il nous faut apprendre d'abord l'humilité. Nos dirigeants en premier... 

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