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Contre Hugo Chavez: L'arrogance

par Bernard Tornare 10 Août 2010, 17:26

Nos dirigeants ne veulent pas comprendre ce qui se passe en Amérique latine. Ils ne se sentent pas concernés et se contentent de reproduire le discours de la propagande des Etats-Unis, repris par la majorité des médias, surtout espagnols. Ils ne veulent même pas savoir que les Latino-Américains en ont marre des recettes du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Hugo Chavez nous dit: "Les gens ne veulent pas comprendre que pour redistribuer les richesses auprès des pauvres, il faut changer les institutions". Et il nous dit: " Parce qu'il existerait un alternative? Où se trouvent donc vos magnifiques modèles, vous les Européens, que l'on devrait imiter?". Actuellement, ce que l'on à lui proposer, c'est le modèle grec, dont le chef de file est le président de l'Internationale socialiste, George Papandréou (fils), qui s'est fait élire sur un discours de gauche et qui a ensuite soumis son pays aux banquier. On appréciera le magnifique résultat.

Au lieu d' observer avec respect le chemin montré par Hugo Chavez, Evo Morales en Bolivie ou  Rafael Correa en Equateur, non pas pour les imiter, mais pour apprendre d'eux, nos dirigeants préfèrent continuer de s'enliser dans leur modèle pourri comme projet pour le futur: Le MARCHÉ, cette puissance neutre que l'on peut manoeuvrer, une force qui avance, mais sans savoir où elle va.

Le néolibéralisme a engendré des destructions et des régressions incroyables dans les sociétés latino-américaines. Il a détruit le rôle de l'Etat sous prétexte qu'un système collectif est inefficace et qu'il fallait le remplacer par les entreprises privées. Actuellement, le rôle de l'Etat a presque entièrement disparu et les services sont mauvais et chers. Hugo Chavez et ses alliés nous montrent la bonne direction pour sortir de cette structure.

Nos gouvernants se moquent éperdument qu'en Amérique latine des hommes courageux sont arrivés, démocratiquement, à faire baisser le taux de pauvreté, d'alphabétiser leur population ou de donner aux pauvres l'accès à la santé. Pour eux, ces aspects sont secondaires...

Prenons garde, car nous pourrions nous retrouver un jour, par notre comportement, très isolés.

Qui a dit: "Le capitalisme est fondé sur ce que l'homme a de plus vil: l'égoïsme et le profit"?  

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