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Le Venezuela, un formidable espoir!

par Bernard Tornare 20 Juin 2012, 16:47

Le modèle de développement des pays industrialisés est fondé sur la croissance de leur économie, autrement dit l'augmentation de leur production de biens et de services. Ce modèle privilégie des critères principalement quantitatifs pour l'évaluation des richesses nationales. Dans le sillage des pays développés, les pays en développement et les pays émergents visent eux aussi une croissance économique maximale.

Cependant, d'autres formes de richesse, non prises en compte par les indicateurs économiques officiels tels que le PIB existent, au nombre desquelles il faut citer le "bien-être" et la diversité culturelle, qui relèvent du domaine du relationnel, de la convivialité et d'une logique qui privilégie les liens humains par rapport aux biens matériels.

Lors de l'émission "Aló Presidente" du 29 janvier 2006, Hugo Chavez affirmait : " […] bon, nous luttons pour un monde différent, pour une alternative à la destruction capitaliste qui détruit notre planète et nous n'exagérons rien quand nous disons que cette planète pourra être détruite, c'est-à-dire que la vie sur cette planète peut disparaître".

Actuellement, la Révolution bolivarienne cherche un nouveau modèle de société qu'elle appelle socialisme du XXIe siècle parce qu'elle n'a pas de référence théorique. De tout évidence cette révolution se cherche en se faisant.

La Révolution bolivarienne se refuse de se laisser enfermer dans des dogmes qui paralyseraient la créativité du peuple. Cette dernière reste centrale. Pas de modèle importé, mais un mélange idéologique centré sur les particularismes culturels du peuple vénézuélien dans toute sa diversité.

Le discours de Chávez se façonne au contact direct du peuple vénézuélien. La révolution s'identifie au message de Simon Bolivar : "Si ma mort contribue à ce que cessent les partis et que se consolide l'union, alors je pourrai mourir tranquillement". Pour réduire l'influence des partis politiques d'opposition et des groupes intermédiaires tout en facilitant la démocratie participative, le pouvoir chaviste privilégie le contact direct avec le peuple. Par exemple, afin de contrecarrer la puissance des médias d'opposition, Chávez organisait régulièrement (avant sa maladie) des rencontres médiatiques interactives tous les dimanches. L'émission "Aló Presidente" était l'occasion de développer la pensée populaire. C'était une sorte de conseil participatif, qui donnait du souffle à la démocratie directe vénézuélienne.

Les Occidentaux perçoivent souvent ce genre de pratique comme populiste. En fait, Hugo Chavez ne se contente pas de redistribuer la manne pétrolière, il impulse une autre politique capable de créer une nouvelle société vénézuélienne, centrée sur l'auto-organisation, tout en redonnant de la dignité à la politique. La Révolution bolivarienne a comme objectif principal de "semer le pétrole" et de changer les pratiques des hommes : "Pour nous cela est difficile, car nous sommes contaminés par les réflexes hérités de la société capitaliste, mais nos enfants élevés dans une autre conception doivent en finir avec l'égoïsme et l'individualisme", disait Hugo Chavez.

Ainsi il convient, selon lui, de transformer le modèle économique vénézuélien en un système indépendant, solidaire, intégré au continent sud américain. Pour ce faire, il avait porté avec Cuba le projet de l'ALBA - TCP (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Traité de commerce des Peuples). L'ALBA, mettait et met toujours l'accent sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et, par conséquent, exprime les intérêts des peuples latino-américains. Le traité se fonde sur la création de mécanismes de coopération entre les nations, qui permettent de compenser les asymétries existantes entre les pays de l'hémisphère. Il n'a pas vocation à être seulement un traité commercial, mais à mettre l'homme et l'environnement au centre des accords entre les pays.

Envers et contre tout, la Révolution bolivarienne est en marche et rien ne l'arrêtera car c'est la volonté d'un peuple.

Le poète espagnol Antonio Machado, le disait déjà:

" Caminante, no hay camino, se hace camino al andar " " Marcheur, il n'y a pas de chemin, le chemin se construit en marchant "

Le Venezuela, un formidable espoir!

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