Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le Venezuela d'Hugo Chavez, un exemple pour les pays arabes

par Bernard Tornare 23 Février 2011, 13:45

Lors d'une émission "Aló Presidente", Hugo Chavez a donné son opinion en présentant sa lecture des évènements survenus en Egypte. Tout d'abord, Hugo Chavez refuse de qualifier de "révolution" ce qui vient de se produire en Egypte. Selon lui, si les choses ont bien commencé par une grogne populaire, ce sont les militaires qui ont poussé Moubarak à quitter le pouvoir, ont suspendu la Constitution, dissout le Parlement et se sont approprié les pleins pouvoirs pour six mois...en attendant de prochaines élections. Il ne faut pas perdre de vue que l'Egypte est un allié important des Etats-Unis. Face au désir de changement des Egyptiens, les USA ont tenté de mettre au poste suprême l'ancien chef de l'armée, créature de la CIA. Par ailleur, face à la colère des tunisiens, Washington a proposé le premier ministre de l'ancien dictateur. De qui se moque-t-on?

Et Hugo Chavez de commenter: "J'ai bien rigolé quand j'ai lu que les journalistes comparaient mon gouvernement avec celui de l'ex -président Moubarak! Ils sont complètement fous, parce qu'en Egypte il y avait bel et bien une dictature et plus de la moitié de la population vit dans la pauvreté ou dans l'extrême pauvreté...c'est là le point fondamental de toute l'histoire Il n'y a aucune révolution qui se planifie à froid  avec des téléphones mobiles, sur Twitter ou ce que vous voulez, a pousuivi Hugo Chavez, il faut que certaines conditions soient réunies. Les révolutions naissent de l'accumulation de conditions objectives et subjectives".

Avant l'arrivée d'Hugo Chavez, le Venezuela vivait la même pauvreté et le même désespoir. Tout a commencé à changer quand Hugo Chavez a nationalisé le pétrole et mettait en route des programmes sociaux; soins de santé et enseignement pour tous, doublement du salaire minimum, aide aux coopératives et aux petites entreprises créatrices d'emplois, etc.

Une véritable démocratie politique est impossible sans la justice sociale. En fait les deux problèmes sont liés. On n'installe pas une dictature pour le plaisir. C'est toujours pour maintenir les privilèges d'une petite couche qui accapare les richesses. Pour cela il faut des dictateurs et ils sont les commis des multinationales. Bientôt un Hugo Chavez arabe? Car le courage de ces populations en révolte mérite un leader honnête et décidé d'aller jusqu'au bout

Le déclin des Etats-Unis ouvre de nouvelles perspectives pour la libération des peuples. De grands boulversements s'annoncent.

Encore une fois notre regard ne peut s'empêcher de se tourner vers l'Amérique latine.

Venceremos!!!

Haut de page