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Hugo Chavez, son peuple ne l'abandonnera pas

par Bernard Tornare 16 Août 2012, 17:39

La réélection du président vénézuélien Hugo Chávez pour les élections du 7 octobre est confirmée par toutes les enquêtes avec un avantage entre 17 et 27 points. Des études réalisées par l'etasunien Peter Greemberg, conseiller du candidat de l'opposition Henrique Capriles Radonsky, octroient au leader vénézuélien entre 13 et 18 points d'avantage. Donc impossible à remonter .

Car on ne peut avoir une idée de la sympathie et de l'admiration que le peuple conserve pour ce Président après 14 ans de pouvoir, gagnant par douze fois sur les treize défis électoraux, dont un référendum révocatoire. Cet homme a du supporter le coût économique énorme du sabotage provoqué par le patronat associé aux USA, suivi par le coup d'Etat de 2002 et du lynchage médiatique international. Il n'y a pas de chiffre qui peut mesurer la conscience politique atteinte dans ces années par les vénézuéliens, qui votent pour un leader du socialisme.

La Venezuela est arrivée à avoir l'un du PIB des plus élevés de l'Amérique latine dans les années septantes du boom pétrolier, mais il était distribué d'une manière extrêmement inégale et une partie importante de sa population restait plongée dans la marginalisation, l'ignorance, l'insalubrité et la pauvreté. Cela est révélateur du mépris de l'oligarchie bourgeoise pour les pauvres, en majorité noirs et métis, mais aussi de son racisme incurable. Une situation aggravée considérablement quand la chute des prix du pétrole a coïncidé avec l'une de formes les plus crues d'une application du néolibéralisme à l'Amérique latine. Il s'agissait d'un plan délibéré de Washington en concubinage avec l'oligarchie locale pour s'approprier les entreprises publiques (avec, bien sûr, le pétrole en point de mire) au moyen de l'imposition de plans d'ajustement de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) pour endetter le pays à vie.

Un jour, pendant l'époque du gouvernement du social-démocrate Charles Andrés Pérez, les travailleurs se sont aperçus, après être sorti de leur maison, que le prix des transports publics dépassaient ce qu'ils allaient gagner dans la journée. La hausse s'étendait sur beaucoup d'autres articles de première nécessité et le pays s'est enflammé. Le Caracazo (1989), un soulèvement populaire spontané contre cet attaque d'une brutalité inouïe, a conduit au soulèvement militaire dirigé alors par Hugo Chavez, un lieutenant inconnu de l'époque (1992) et a débouché au grand mouvement de masses qui l'a porté à la présidence en 1998.

Une des grandes réussites du gouvernement bolivarien a été l'annulation rapide de la dette contractée par les gouvernements néolibéraux avec le BM et le FMI. Cela a été possible parce que Hugo Chavez a relancé l'OPEP et a réussi à rendre plus rentables les prix du brut. De cette façon l'État a disposé des fonds suffisants et pouvoir utiliser le rendement pétrolier au développement social et économique. Et ceci pour la première fois dans l'histoire du Venezuela.

Avec ces fonds et une grande volonté politique, l'analphabétisme a été érradiqué, la scolarisation a considérablement augmenté à tous les niveaux d'enseignement, l'aide médicale a été apportée aux millions de vénézuéliens qui ne la recevaient pas. Ont été financés: des coopératives et des PME, de nouvelles fabriques et des projets agricoles. La Venezuela a triplé le PIB de 1998 et à part un interlude entre 2009 et 2010, son économie est restée vigoureuse au milieu de la crise internationale et croît de 5 pour cent cette année. Le salaire minimum est le le plus élevé de la région et dans les magasins de l'État les produits du panier de base coûtent la moitié moins cher. Dès 2011 le gouvernement a construit 213 mille demeures. Hugo Chavez est le leader de l'intégration latino-américaine qui sera améliorée par l'intégration du Venezuela au Mercosur.

Capriles a essayé de s'approprier des slogans du chavisme et parle, par exemple, de combattre la pauvreté. Il est même arrivé à dire qu'il imiterait le modèle de Lula, sans savoir que le brésilien allait donner son appui à la réelection d'Hugo Chavez.

Une chose est certaine, le palais de Miraflores gardera de toute façon une empreinte indélébile. Celle d'un grand homme qui s'est consacré à un seul idéal: le bien-être d'un peuple.

Pa'lante Comandante!

Hugo Chavez, son peuple ne l'abandonnera pas

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