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Hugo Chavez, sa politique un exemple pour l'Europe?

par Bernard Tornare 23 Janvier 2011, 19:57

Avec raison, Hugo Chavez a toujours affirmé que le système capitaliste est le responsable de la pauvreté, des crises de l'énergie et de l'alimentation dans le monde. Selon lui, ce système peut réduire tous les habitants de la planète à l'esclavage.

On entend de  plus en plus de vives protestations en Europe, mais aussi aux Etats-Unis contre les politiques économiques des gouvernements occidentaux. On essaye de nous faire croire que les problèmes viendraient de la cupidité de quelques personnages qui auraient provoqué la crise. Mais en fait la cupidité est le moteur même du système capitaliste.

Au point de vue économique le capitalisme est basé sur trois principes:

1- La propriété des biens économiques. C'est à dire que c'est une toute petite couche de gens qui décide ce que l'on va produire, où, à quel prix et qui va gagner combien.

2- Entre eux, ces capitalistes se mènent une lutte féroce pour savoir qui va, pas seulement l'emporter, mais survivre. Car ceux qui perdent vont être tout simplement éliminés. C'est donc une concurrence maximum.

3- Le profit maximum. C'est-à-dire que pour éliminer vos concurrents, vous ne devez pas faire tout simplement un profit raisonnable, normal. Vous devez gagner beaucoup plus qu'eux.

Alors, la question est: Comment faire un profit maximum étant donné que les richesses sont produites par les travailleurs? Eh! bien, on devient très riche en payant ces travailleurs le moins cher possible.

Par exemple, en France, il y a eu en vingt ans une diminution de plus de 9% de la part des salaires dans l'ensemble de ce que produit le pays. Donc, ce sont 9% qui sont passés du revenu du travail au revenu du capital en payant moins les gens. C'est environ 100 milliards d'euros qui sont passés de la poche des travailleurs dans celle des capitalistes. Après, on vient nous dire qu'il y a un trou dans la Sécurité sociale et dans les retraites. A qui va-t-on demander de combler ce trou? A ceux à qui on a fait des cadeaux? Non, à ceux qui qui ont déjà payé les cadeaux et qui ainsi vont payer deux fois.

Le capitalisme, c'est ça: Diminuer la part des revenus qui vont au travail. Mais après vient un gros problème. A qui vendre? Si le fin du fin du capitalisme c'est d'appauvrir les travailleurs, à qui va-t-on vendre les marchandises produites? Et voilà la contradiction fondamentale qui explique la crise rampante que nous vivons depuis quelques décennies. Pour la retarder et la cacher on a fait des bulles, on a fait des crédits. Donc, en résumé, si nous sommes dans la crise, c'est que les riches sont de plus en plus riches, capables de produire de plus en plus et les autres ne sont pas capables d'acheter tout ça, puisque on les à appauvris.

Et les Etats, dans tout ça? Ont-ils perdu leur pouvoir? La réponse est non. Leur pouvoir ils l'utilise au service du grand capital. La meilleure preuve, c'est qu'en 2000, sept Etats européens, avec une majorité de gouvernements socialistes, ce sont réunis à Lisbonne et ont décidés de copier le modèle des Etats-Unis: baisser les salaires le plus possible, allonger la durée du travail et pression sur les retraites, le chômage. Et bien sur une série de privatisations importantes. Mais quand vous privatisez le téléphone, l'électricité, la Poste et le train que se passe-t-il? L'Etat encaisse moins de recettes et les gens paient beaucoup plus cher. Cela veut dire que là encore l'Etat a aidé à ce que plus de revenus aillent des travailleurs vers le capital.

Devant cette triste réalité, que faire? Remplacer un chef de gouvernement ne sert à rien. On ne ferait que changer de cheval dans une course où seul le changement des règles peut résoudre le problème.

Pourquoi ne pas prendre en exemple de ce qui se passe au Venezuela? En Europe une révolution citoyenne devient nécessaire. Avant le chaos.

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