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Hugo Chavez aura besoin de son peuple

par Bernard Tornare 23 Novembre 2010, 12:26

La révolution vénézuélienne réussira-t-elle? Hugo Chavez réussira-t-il à accomplir les buts qu'il s'est fixé? Rien n'est joué et tout peut basculer dans l'autre sens. On l'a vu au Honduras! En Amérique latine, la plupart des gouvernements ont virés à gauche. Cependant les anciennes classes dirigeantes détiennent l'essentiel des leviers économiques et le modèle néolibéral reste dominant dans les grands pays comme le Brésil et l'Argentine. Les ruptures avec ce modèle ont eu lieu dans des pays moins centraux, comme le Venezuela, la Bolivie, l'Equateur ou le Nicaragua. 

Depuis quelques années on parle beaucoup  de l'Amérique latine et Hugo Chavez y est pour beaucoup. Et ceci grâce à une idée fort simple qu'il a réalisée: Il faut que l'argent des ressources naturelles comme le pétrole soit employé pour supprimer l'analphabétisme, la mortalité infantile, le chômage. Car le néolibéralisme est incompatible avec l'avenir de l'humanité puisqu'il empêche le développement du tiers monde. Par ses multinationales il pille les matières premières, exploite la main d'oeuvre, tue l'agriculture. Tant que ces monopoles règneront, le pétrole sera toujours synonyme de faim, de sang et de mort.

Si la Révolution bolivarienne veut résister et aller de l'avant elle doit résoudre deux problèmes: l'économie et la corruption. Hugo Chavez l'a bien compris. Il utilise aussi l'argent du pétrole pour stimuler les initiatives, industrialiser, créer des emplois de qualité. Il est naturellement impensable de confier la direction de cette économie à la bourgeoisie nationale qui ne pensera qu'à s'enrichir et s'empressera, à la moindre difficulté, de capituler devant le Etats-unis.

Le deuxième problème à résoudre, c'est la démocratie. Le Venezuela est un des pays le plus démocratique du monde. Mais cette démocratie est mise en danger par par deux maladies qui ont pour nom: corruption et bureaucratie. Bien entendu, il est impossible d'éliminer en quelques années les effets de cinq siècles de colonialisme et de corruption institutionnalisée. Comme l'Etat ne peut pas être partout, Hugo Chavez a fait développer la participation et le contrôle populaire, la critique et le débat. Les gens ne doivent pas attendre que la solution vienne d'en haut.

En définitive, c'est la base qui décidera si cette révolution doit aller jusqu'au bout ou mourir.

La Révolution bolivarienne n'est pas terminée, elle vient de commencer.

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