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Comprendre Hugo Chavez, ce n'est pas difficile

par Bernard Tornare 17 Mars 2011, 19:56

Le 24 février, quelques jours après le début des évènements en Libye, Hugo Chavez publie sur son compte twitter le message suivant : "Vas y Nicolas (Maduro, est le Ministre des affaires étrangères vénézuélien), donne une autre leçon à cette extrême droite pro yanquee, Vive la Libye et son indépendance. Kadhafi affronte une guerre civile".Quelques jours plus tard le président vénézuélien réaffirme son refus de juger le Guide libyen : "La ligne politique est de ne soutenir aucun massacre. Mais en Libye on assiste à une campagne de mensonge similaire à celle qui avait été lancée contre le Venezuela en 2002. (...) Je ne vais pas condamner (Kadhafi), je serais un lâche de condamner celui qui a été mon ami pendant longtemps, sans savoir ce qui ce passe réellement en Libye. Ceux qui viennent de le condamner ont leurs raisons. Peut être ont-ils des informations que nous n´avons pas."

Hugo Chavez a eu sa propre expérience de l´impérialisme US et de leurs techniques de coup d´Etat. Et il va, à partir de cette expérience, tenter de prendre ses distances avec la lecture dominante des évènements. Car des mensonges sur ce qui se passe en Lybie, il y en a et des pas tristes.

Lorsque les media occidentaux reprennent en boucle les déclarations d´un opposant à Kadhafi, membre libyen de la Cour Pénale Internationale, qui dénonce des bombardements de civils qui auraient fait 10.000 morts et 50.000 blessés. Pourtant, aucune preuve ne vient confirmer les dires de ce magistrat lybien. Au contraire la Russie a officiellement démenti l'existence d'un tel bombardement par des images satellites.

La position d'Hugo Chavez n'a rien de déraisonnable. Le Venezuela a beaucoup souffert de la propagande de guerre et préférera l'enquête et l'investigation au jugement médiatique.

Malheureusement, du fait qu'Hugo Chavez ne se joigne pas au concert des condamnations va être totalement incompris par les partis progressistes européens. Même Jean-Luc Mélenchon, un des rares homme politique français fin connaisseur de l'Amérique latine, s'est désolidarisé. Mais l'homme est honnête et reverra certainement sa position.

Hugo Chavez a mis ainsi en relief l'hypocrisie des gouvenements occidentaux qui, il y peu encore,considéraient Kadhafi comme un dirigeant respectable. Face à cette situation le Venezuela à proposé un plan de paix qui comme on le sait a été rejeté par les insurgés libyens. Quand aux puissances occidentales...

Pour comprendre Hugo Chavez, ce n'est pas difficile, il faut tout simplement l'écouter.

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