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Bras de fer avec la Colombie? Hugo Chavez OK!

par Bernard Tornare 10 Août 2010, 18:28

Avec le rétablissement des relations entre la Colombie et le Venezuela, force est de constater un nouvel échec de la stratégie de tension engagée par les USA contre le mouvement de nationalisation et de redistribution sociale engagés depuis une dizaine d'années au Venezuela. Depuis son élection, Hugo Chavez n'a cessé de multiplier les programmes sociaux rompant ainsi avec les doctrines ultralibérales imposées par les Etats-Unis à l'Amérique latine depuis les années 70. 

Avec beaucoup de naïveté on aurait pu penser à une nouvelle orientation des pratiques des Etats-Unis avec l'arrivée d'Obama au pouvoir. La réalité s'est chargée de montrer que les intérêts conjugués des grandes compagnies et de Washington s'expriment toujours par une stratégie de tension, de manigances politiques et à coup d'armes. En témoigne le coup d'Etat organisé au Honduras en 2009. Les gouvernements américains ont toujours considérés l'Amérique latine comme leur chasse gardée. Il faut dire qu'aux yeux des Etats- Unis et des multinationales, Hugo Chavez, Président du pays depuis 1998 a tout pour leur déplaire.

Pendant des années, les Vénézueliens ont été exclus du bénéfice de leurs richesses agricoles, de leur industrie et de leur riche sous-sol. Depuis plus de 10 ans maintenant, Hugo Chavez a engagé son pays sur la voie d'un indéniable rattrapage.

En réaction à cette politique de redistribution et d'émancipation nationale, le gouvernement d'Hugo Chavez a subi d'innombrables attaques, qui couvrent tout l'éventail des coups fourrés impérialistes. Campagnes de dénigrement et d'appels au meurtre financés depuis l'étranger, tentatives d'assassinat du président lui-même, détournement des mouvements sociaux contre les nationalisations et coups d'Etat soutenus par la CIA dont celui de 2002 est parvenu a chasser le président pendant quelques heures.

Systématiquement initiée depuis les Etats-Unis, cette stratégie de confrontation permanente a donc atteint un pic ces derniers jours. Comme toujours c'est le gouvernement colombien, représentant des intérêts américains dans cette zone, qui a servi de pièce maîtresse à Washington. Le remplacement du belliqueux président Uribe par Juan Manuel Santos a donné le signe de la détente et les deux pays ont rétabli leurs relations.

La Maison-Blanche a-t-elle senti que la population vénézuelienne ne se laisserait pas faire? Quand j'ai posé la question à une de mes correspondantes au Venezuela si elle avait des inquiétudes sur la situation tendue entre son pays et la Colombie, elle m'a répondu: "Nous n'avons pas peur. On les a attends. Le gouvernement n'est pas seul!" 

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