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Venezuela : Le blocus, un crime contre l'humanité

par Bernard Tornare 4 Octobre 2020, 13:56

Venezuela : Le blocus, un crime contre l'humanité

Titre original : El bloqueo: un crimen de lesa humanidad | Por: Daniel Córdova

 

Par Daniel Córdova

 

Nous sommes confrontés à un moment de difficulté maximale. À bien des égards, la situation que traverse le pays dépasse même les épreuves imposées au peuple cubain pendant la période dite spéciale des années 1990. Il s'agit d'un crime contre l'humanité.

 

C'est un crime contre l'humanité. Ce que l'on a appelé par euphémisme "pression internationale" est en fait une opération d'étranglement financier et économique de grande envergure. Plus de 300 mesures prises par la Maison Blanche, y compris des "sanctions" et des décrets, ont eu un impact catastrophique sur notre économie.

 

Les éléments de cette opération génocidaire ont été formés avec précision, presque chirurgicalement, sur les institutions les plus importantes du système productif interne. PDVSA, Banco Central de Venezuela, Bandes, Fonden et, en général, les banques publiques ont été encerclées.

 

Les institutions ligotées

 

Ayant les mains liées, la république n'a pas pu refinancer sa dette, commercialiser son pétrole et ses produits dérivés et accéder à de nouvelles formes de financement. Il s'agit d'une action criminelle, comme peu d'autres dans l'histoire, même au milieu de cette pandémie de covid-19, qui maintient l'humanité entière au pied du mur.

 

Pourtant, de temps en temps, les plus rances des représentants de ce qu'ils appellent le "guaidosismo", ont le culot d'apparaître dans les médias et les réseaux sociaux avec le même discours usé et mensonger.

 

Ils osent parler de "pression internationale" et demandent même aux gens de continuer à se laisser prendre aux prétendues "sanctions". Car selon eux, ils ont réussi et donneront "bientôt" le résultat escompté, à savoir la destitution du président constitutionnel, Nicolas Maduro, du pouvoir.

 

Cependant, après presque 6 ans d'un blocus meurtrier, le président Maduro est toujours à Miraflores, politiquement cette "pression" a été un échec total. Cependant, la stratégie d'étranglement a provoqué un recul économique important.

 

Et il ne pourrait en être autrement, dans un pays dont la source de devises étrangères dépend à 97% du PDVSA, il ne faut pas être un génie pour comprendre qu'en étranglant la société mère, on étrangle aussi toute l'économie vénézuélienne.

 

Un désastre économique

 

Et les chiffres sont dévastateurs, entre 2014 et jusqu'à présent en 2020 les recettes en devises ont chuté de 99%. Sur les 39,639 milliards de dollars US qui ont été versés en 2014, jusqu'à présent en 2020, seuls 477 millions de dollars US ont été versés au Trésor public. C'est tout simplement épouvantable, un désastre digne d'une confrontation guerrière conventionnelle.

 

Nous sommes en guerre. C'est une réalité qui peut être vérifiée chaque jour, grâce au lobby anti-vénézuélien de Guaidó et à son organisation. Et aux ambitions impériales sans limites du gangster de la Maison Blanche, Donald Trump.

 

Pour sortir de ce bourbier économique, il faut commencer par rétablir l'ordre dans l'arène politique. Il est essentiel que le pouvoir législatif puisse être renouvelé. Depuis le forum parlementaire, une croisade internationale pour le démantèlement des "sanctions" doit être lancée. Ainsi que l'exécution de toutes les actions prévues dans le projet de loi spéciale anti-blocage.

 

De même, une Assemblée nationale sauvée des griffes de la servilité, doit devenir le pilier du sauvetage de la stabilité institutionnelle, afin de promouvoir de manière articulée un processus de redressement interne, fondamentalement dans le domaine économique.

 

Ces personnes répudient le siège américain à plus de 90 %. Avec ces pages d'héroïsme, le peuple écrit un jour de gloire pour la vie républicaine. Le blocus est, sans aucun doute, un crime contre l'humanité. Ils veulent nous laisser mourir de faim, mais ils vont prendre une leçon de dignité.

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol

 

Cette traduction peut être librement reproduite. Merci de respecter son intégrité et d'en mentionner  l'auteur, le traducteur et le blog Hugo Chavez.

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