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Extrême pauvreté, covid-19 et blocus criminel

par Bernard Tornare 10 Octobre 2020, 17:29

Illustration : ALL ROYALTY-FREE LICENSES INCLUDE GLOBAL USE RIGHTS. VIA GETTY IMAGES

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Titre original : Pobreza extrema, covid-19 y bloqueo criminal | Por: Daniel Córdova

 

Par Daniel Cordova

 

Les effets économiques dévastateurs de la pandémie de covid-19 posent de sérieux défis à l'humanité. Cette semaine, avec la publication de son dernier rapport, Poverty and Prosperity 2020 : A Change of Fortune, la Banque mondiale avertit que rien que pour cette année 2020, en raison des dommages collatéraux associés au coronavirus, 115 millions de personnes seront jetées dans l'abîme de l'extrême pauvreté.

 

De même, si l'on additionne l'impact négatif attendu d'ici 2021, le chiffre effrayant pourrait encore augmenter, pour atteindre 150 millions de citoyens extrêmement pauvres. Un tel comportement représente un recul de deux décennies dans la lutte contre ce fléau. Et cela représente un retard d'au moins 3 ans dans l'objectif d'éradication de l'extrême pauvreté d'ici 2030.

 

Au total, si cette projection effrayante se réalise, le modèle de développement capitaliste mondialisé se vanterait du chiffre invraisemblable de 729 millions de personnes extrêmement pauvres. Une vraie honte. Une immoralité qui ne peut être justifiée en aucune circonstance. Surtout si l'on tient compte du fait que, selon la Banque mondiale elle-même, le Covid-19 n'est pas la seule cause de lacération des inégalités.

 

Des fuites partout

 

Il y a d'autres facteurs qui sont beaucoup plus anciens, mais toujours écartés. Ce sont : le changement climatique et les zones de "conflit", un euphémisme assez élégant, pour désigner les zones qui ont été pillées ou cannibalisées, généralement avec l'accord des États-Unis.

 

L'organisation multinationale prévoit que dans les dix prochaines années, en raison des phénomènes associés au dérèglement climatique, tels que les sécheresses, les cyclones, les inondations ou les tsunamis, entre autres, l'extrême pauvreté mondiale ajoutera 132 millions de personnes supplémentaires. En outre, on estime que d'ici 2030, 66 % des personnes extrêmement pauvres vivront dans des zones fragiles ou "touchées par des conflits".

 

Toutefois, cette tragédie contraste fortement avec le "succès" des personnes immensément riches associées au nouveau modèle économique 2.0. Ces personnes, comme l'explique Noam Chomsky, agissent sous le couvert d'une élite criminelle qui dirige la Maison Blanche.

 

Au plus fort de l'absurdité, du "merci" pour la pandémie, des personnages comme le PDG d'Amazon, Jeff Bezos, enregistrent des bénéfices nets de 13 milliards de dollars en un seul jour. Ce sont les incroyables contradictions d'un système pénal basé sur la moquerie et le mensonge. Qui, d'ailleurs, n'est jamais satisfaite.

 

Sinon, comment comprendre qu'au milieu de ce chaos sanitaire, un pays comme les États-Unis attaque comme il l'a fait avec le Venezuela, l'Iran et Cuba. Imposer davantage de "sanctions", renforcer le blocus et commettre des actes de piraterie internationale contre les cargaisons d'essence, de nourriture et de médicaments.

 

Changement de paradigme

 

Qui peut justifier quelque chose d'aussi anachronique qu'un blocus, en plein milieu d'une effrayante pandémie. De toute évidence, personne. Ce n'est pas moralement correct, vous ne pouvez pas argumenter pour cette atrocité, éthiquement parlant. Et légalement, c'est une absurdité totale.

 

Par conséquent, le slogan utopique d'un autre monde possible est non seulement nécessaire, mais plus urgent que jamais. Le capitalisme, dans sa logique criminelle de mort et de destruction, entraîne l'humanité dans une voie sans issue. Cela devient de plus en plus évident. Il est également clair que de nombreuses limites ont déjà été dépassées.

 

Depuis le Venezuela, en résistance héroïque à notre droit à la souveraineté, nous continuons à parier sur une transformation du modèle, qui place l'être humain, et non l'argent, comme Alpha et Omega. La projection de l'extrême pauvreté, la pandémie de covid-19 et le blocus anachronique, enseignent que ce changement de paradigme doit être mondial. L'avenir de l'humanité en dépend.

 

Traduction Bernard Tornare

 

Source en espagnol
 

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