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Venezuela: quand les médias se "trompent"...

par Bernard Tornare 22 Avril 2017, 10:35

Manifestation pro-gouvernementale - Canal 8

Manifestation pro-gouvernementale - Canal 8

Le Venezuela fait à nouveau les premières pages dans nos grands médias. Et là encore les comptes-rendus sont biaisés, déformés et pleins de demi-vérités. " Des centaines de milliers de Vénézuéliens protestent pacifiquement contre son gouvernement autoritaire" disent-ils, exprimant ainsi toute l'horreur sur la façon dont les forces de sécurité "répriment les manifestants "démocrates" et "non-violents", affirmant qu'il y a bien une dictature au Venezuela qui tente de réduire au silence ses opposants. Bien sûr, ils évitent de mentionner que ces manifestations "pacifiques" se font en lançant des cocktails Molotov, des bouteilles et des pierres contre la police et la Garde nationale, qu'ils brûlent et détruisent des biens publics et privés, pillent des commerces, bloquent la circulation et attaquent physiquement les partisans du gouvernement et les forces de sécurité, jusqu'à les tuer.


Dans nos contrées, si quelqu'un lance un cocktail Molotov contre les forces gouvernementales il sera arrêté et mis en examen. Aux Etats-Unis, il sera même accusé de terrorisme intérieur.


Mais au Venezuela, quand les autorités arrêtent des manifestants pour des actes de vandalisme et de violence - qui n'ont rien à voir avec la manifestation pacifique professée par ces derniers - alors les voix du monde entier se lèvent contre la "dictature vénézuélienne". Ils deviennent alors "des prisonniers politiques" ces pauvres garçons qui viennent de brûler un siège de tribunal de Justice, de frapper un policier ou de tuer un garde national. Et quand les autorités d'une ville refusent les manifestations dans certains lieux, surgissent alors les clameurs de "répression", de "violation du droit de manifester" et de "liberté de réunion".


On peut se demander: dans quel pays au monde y a-t-il le droit absolu de protester n'importe où et n'importe comment?


Pour cette opposition de droite tous les coups sont permis. Elle n'accepte pas les règles démocratiques lorsqu'elle n'est pas au pouvoir, malgré la constance de Maduro à dialoguer avec elle. Elle ne cherche pas la démocratie, mais la vente du pays aux intérêts étrangers, de s'enrichir et de laisser les autres sans voix, invisibles, marginalisés et appauvris. Toutes ces violentes manifestations en témoignent. Avec l'appui de Washington elle veut provoquer une intervention internationale.


Ce dernier point est fondamental pour comprendre la raison pour laquelle les médias, les analystes et les "experts" internationaux se "trompent" toujours sur la réalité vénézuélienne.

 

C'est bien pour nous tromper...

 


Bernard Tornare

 

Cette note est inspirée de l'article d'Eva Golinger " Venezuela: El futuro de la Revolución bolivariana y su pueblo están en juego " - https://www.aporrea.org/tiburon/a244517.html

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