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Le Venezuela est un pays fantastique

par Bernard Tornare 14 Août 2014, 21:36

Le Venezuela est un pays fantastique

La fusion si rare d'un homme et d'un peuple. En 2009 à Copenhague, Chávez déclare: Si le climat était une banque, les pays riches l'auraient déjà sauvé. Difficile de résumer mieux la politique occidentale depuis un siècle...

Le Venezuela possède le 3e PIB sud américain mais cette valeur ne reflète pas le poids réel d'un pays, son influence culturelle et politique, d'autant qu'en revenu par habitant il est désormais au niveau du Brésil et du Mexique. Malgré les critiques permanentes des médias occidentaux hostiles à son ex-dirigeant Hugo Chávez, le pays revient pourtant de loin et il faut avoir été sur place, connaître aussi les pays voisins pour constater avec admiration (le mot n'est pas trop fort) le chemin parcouru.

Avant Chávez, le Venezuela vit dans un univers colonial avec ses excès, des grands propriétaires s'accordant tous les droits, avec encore des milices armées matant, en toute impunité, une population exploitée dans le cadre d'un pillage en règle du pays. Cet anachronisme au service d'une élite locale totalement américanisée et organisant l'exportation des ressources sans la moindre préoccupation du développement du pays est encore le rêve de certains dans les deux régions urbaines sous contrôle de l'opposition. N'imaginez pas que je caricature, car il y a quelques années, on voyait encore, comme en Inde, des vieillards mourir de faim dans la rue. Il s'agit donc après la disparition de l'icône Chávez, homme qui avait su réaliser un sage syncrétisme de nationalisme, de christianisme, de marxisme, en harmonie charnelle avec la population, d'un défi de taille pour son bras droit et successeur.

Nicolás Maduro Moros est élu, certes, mais avec 50,62 % des voix seulement face à la formidable machine médiatique, électorale d'une opposition impatiente de retrouver ses privilèges et qui disposes des moyens illimités du grand frère américain. Des moyens légaux mais aussi ceux autorisés par le terrorisme et la mafia qui est, malgré les années, toujours très présente au sein de la société car largement constituée des bandes qui hier au service des compagnies privées ne se sont pas empressées de chercher un emploi plus légal mais moins lucratif.

Hugo Chávez sur lequel on vous demandera souvent votre avis si vous traversez le pays fut président du Venezuela de février 1999 à sa mort en mars 2013. Il a remporté toutes les élections avec 60 % des voix environ depuis celle qui l'a porté au pouvoir. Ces élections ont été unanimement reconnues comme un processus transparent, équitable, démocratique par l'Organisation des États américains, l’Union européenne, l’Association des juristes latino-américains et la Fondation Carter. Si le fait de critiquer ne vous attirera pas d'ennuis, il pourra vous entrainer dans des discussions interminables avec une population passionnée par la politique et qui entend en parler haut et fort ce qui est rare en Amérique du Sud où, souvenir des dictatures oblige, on est souvent discret à ce sujet.

Quelque soit votre avis, vous pourrez toujours vous en sortir en constatant des réussites impossible à nier dans le domaine éducatif ou dans celui de la santé très inspiré du modèle cubain cité en exemple chaque année par l'OMS et l'ONU. Autre succès local, la disparition de la lourde dette qui, il y a 15 ans, absorbait 50 % du budget national avec son remboursement et les intérêts. Elle est depuis longtemps payée. Le français se fera tout petit connaissant la pitoyable et criminelle soumission de son propre pays en ce domaine.

Avec fierté le Venezuela a aussi quitté le FMI et la Banque mondiale le 30 avril 2007 après avoir remboursé dès cette dette remboursé en totalité. Un atout qui laisse entrevoir un avenir productif au sein des BRICS à moyen terme.

A partir de 2007, Chávez a demandé puis obtenu des pouvoirs spéciaux qui grâce à une loi d'habilitation révolutionnaire permettant le gouvernement par décrets. Ces pouvoirs spéciaux sont limités à des opérations à caractère social dont la réforme agraire (récupération et distribution de toutes les terres non ou mal exploitées à des coopératives) et à la reprise par achats des services publics et industries stratégiques largement privatisées dans les dernières décennies auprès d'amis du pouvoir ou de compagnies étrangères (électricité, eaux, télécommunications, industrie pétrolière et minière : fer, aluminium or et diamants). Cette politique (on notera qu'elle est strictement l'inverse de la politique de l'Union Européenne encouragée par le FMI qui ruine l'Europe tout en faisant exploser le chômage et s'effondrer le pouvoir d'achat des ménages). L'avenir nous dira si la souveraineté du Venezuela résistera aux terribles pressions extérieures.

Ce billet est l'extrait de la partie politique de l'article Venezuela, Salto Angel en panorama 360° du site http://www.upgrade-pc.fr/

Avec ses centaines de kilomètres de plages paradisiaques, des fonds marins préservés, ses réserves en pétrole équivalente à celles de l'Arabie Saoudite, sa faune, sa richesse culturelle, le Venezuela est la proie rêvée de tous les prédateurs.

Avec ses centaines de kilomètres de plages paradisiaques, des fonds marins préservés, ses réserves en pétrole équivalente à celles de l'Arabie Saoudite, sa faune, sa richesse culturelle, le Venezuela est la proie rêvée de tous les prédateurs.

Le Venezuela a aussi son opposition qui contrôle 2 régions. Militante d'un capitalisme populaire mâtiné de trotskysme (décidément), de communautarisme, Maria Corina Machado amie du Président Bush, divorcée, elle a trois enfants qui font leurs études... aux États-Unis. "Nous sommes du bon côté de l'histoire" aime t-elle à dire. Apparemment, les urnes vénézuéliennes et bien des populations sur la planète ne semblent pas du même avis.

Le Venezuela a aussi son opposition qui contrôle 2 régions. Militante d'un capitalisme populaire mâtiné de trotskysme (décidément), de communautarisme, Maria Corina Machado amie du Président Bush, divorcée, elle a trois enfants qui font leurs études... aux États-Unis. "Nous sommes du bon côté de l'histoire" aime t-elle à dire. Apparemment, les urnes vénézuéliennes et bien des populations sur la planète ne semblent pas du même avis.

Le 6e sommet des BRICS été 2014 avec Nicolas Maduros qui persiste dans le renforcement des liens CELAC-UNASUR-BRICS (pays sud-américains et Caraïbes) annonce l'émergence pacifique d'un monde multipolaire qui pourrait entrainer rapidement la mort du dollar et des ambitions planétaires américaines d'où une certaine fébrilité en Ukraine et en Irak.

Le 6e sommet des BRICS été 2014 avec Nicolas Maduros qui persiste dans le renforcement des liens CELAC-UNASUR-BRICS (pays sud-américains et Caraïbes) annonce l'émergence pacifique d'un monde multipolaire qui pourrait entrainer rapidement la mort du dollar et des ambitions planétaires américaines d'où une certaine fébrilité en Ukraine et en Irak.

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